ViacomCBS prévoit un film par semaine sur son service de streaming Paramount+

Le PDG de ViacomCBS souhaite améliorer l’offre de son service de streaming Paramount+ en tablant sur la sortie d’un nouveau film par semaine.

« Honnêtement, il n’y a pas beaucoup de films à l’heure actuelle sur Paramount+ » déclare Bob Bakish, PDG de ViacomCBS, face aux analystes. La discussion se déroule dans le cadre de la publication des résultats financiers du groupe, au niveau des gains trimestriels générés sur le premier quart de l’année fiscale. Ayant dépassé les estimations de Wall Street via un revenu de 7,4 milliards de dollars au 31 Mars 2021, ViacomCBS souhaite redoubler d’efforts au niveau de son service-phare de streaming. Anciennement CBS All Access, le service s’est doté d’un format étendu à compter du 4 Mars 2021, sous le nom flambant neuf de Paramount+. Le nouveau titre souhaite hériter d’une forme de prestige et de reconnaissance attachés depuis des générations à Paramount Pictures, tout en gardant une structure nominale proche d’un Disney+ désormais gravé dans les esprits. Et c’est sur ce service que ViacomCBS compte placer de gros investissements.

Dans l’optique de rivaliser avec les efforts de toute la concurrence, notamment des deux leaders du marché que sont Netflix et Disney+, l’idée est d’avoir continuellement de la nouveauté à proposer aux abonnés, selon Bob Bakish. Un film par semaine, tel est l’objectif que se fixe le groupe pour garantir l’essor de Paramount+ sur le long terme. Dans ce groupe de nouveautés hebdomadaires vont figurer une douzaine de sorties cinématographiques qui attendent actuellement une diffusion en salles, des films tels que Sans un Bruit / A Quiet Place – Part II (John Krasinki). Ces projets vont connaître des périodes raccourcies de projection en cinéma (environ six semaines) avant de rejoindre Paramount+ en tant que « nouveauté de la semaine ». Les originaux hebdomadaires vont également inclure du contenu produit par des filiales telles que la chaîne Nickelodeon (Bob l’Éponge), le studio Awesomeness et MTV Entertainment.

Le contenu est roi. Telle est la règle d’or du streaming. À l’heure actuelle, la bibliothèque (« encore maigre » selon les termes du PDG) de Paramount+ est destinée à s’enrichir d’environ 1 000 films aux alentours de début Juin, et davantage en Juillet, afin d’atteindre la somme de 2 500 films durant l’été. Une telle quantité qui va notamment inclure des blockbusters populaires tels que The Avengers ou Skyfall, ViacomCBS ne rechignant pas à établir des contrats pour garnir son catalogue. C’est dans le cadre de ces grandes manoeuvres que le groupe a l’intention de démarrer sous peu une grande campagne marketing intitulée « Une montagne de films » afin d’attirer l’attention de tous. Un choix promotionnel dans la droite lignée de l’appellation du service, celui d’un studio de cinéma historique et de son logo d’introduction tout aussi mémorable pour des générations de consommateurs avides de films. Si aucune mise à disposition de Paramount+ n’a été officialisée dans nos contrées, la trajectoire opérée par Disney+ (et bientôt celle de HBO Max) laisse à penser que le service de ViacomCBS s’affichera tôt ou tard sur les écrans européens.

Sources : The Hollywood ReporterDeadline
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Ryan Coogler (Black Panther) conclut un contrat de 5 ans pour Disney

Un contrat de 5 ans unissant Ryan Coogler à Disney l’amène à préparer une série Disney+ sur le Wakanda mais aussi d’autres projets à destination des plateformes du groupe.

Le triomphe mondial de Black Panther en 2018 était le signe d’une relation fructueuse à venir entre le cinéaste Ryan Coogler et The Walt Disney Company. Aujourd’hui, la presse hollywoodienne est en mesure de confirmer que l’auteur, réalisateur et producteur a signé un contrat d’exclusivité avec le groupe. Plus exactement, ce partenariat de 5 ans est établi entre The Walt Disney Company et la structure de production Proximity Media, gérée par Ryan Coogler avec sa femme Zinzi Coogler, mais aussi le producteur Sev Ohanian, le compositeur Ludwig Göransson, Archie Davis et le producteur Peter Nicks. Cette société multimédia a été assemblée dans le but de créer du contenu cinématographique, télévisé et musical qui puisse rassembler les gens autour de sujets et de thèmes souvent négligés ou survolés. Proximity Media se définit comme le porte-étendard d’une grande variété de projets avec toutes sortes de budgets.

Avec ce tout nouveau contrat, les forces créatives sous la bannière de Proximity Media sont désormais attelées à plusieurs tâches. Premièrement, le lancement sur Disney+ d’une série dramatique basée au Wakanda. Deuxièmement, l’élaboration de projets télévisés à destination de services rattachés à Disney. Troisièmement, le contrat implique également la participation de Ryan Coogler et Proximity Media dans les futures séries Marvel Studios sur Disney+. Aucun nom n’est évoqué, simplement qu’il s’agit de certaines d’entre elles.

« C’est un honneur d’être en partenariat avec The Walt Disney Company. Travailler avec eux sur Black Panther a été un rêve devenu réalité. En tant qu’avides consommateurs de télévision, nous ne pourrions être plus heureux à l’idée de lancer notre propre contenu avec Bob Iger, Dana Walden et tous les formidables studios sous l’égide de Disney. Nous avons hâte d’apprendre, de grandir et de tisser un lien avec les spectateurs du monde entier via les plateformes de Disney. Nous sommes tout particulièrement excités à l’idée de faire notre premier plongeon avec Kevin Feige, Louis D’Esposito, Victoria Alonso et leurs partenaires à Marvel Studios, en travaillant étroitement avec eux sur une sélection de séries MCU pour Disney+. Nous sommes déjà à l’oeuvre sur certains projets que nous avons hâte de dévoiler » annonce Ryan Coogler en porte-parole de Proximity Media. Rappelons que l’auteur-réalisateur est en pleine préparation de Black Panther 2, actuellement prévu pour le 8 Juillet 2022, et dont le tournage devrait à priori débuter au mois de Juillet 2021.

Sources : DeadlineThe Hollywood Reporter
Images Copyrights : Gage Skidmore (Ryan Coogler)

Le géant AMC Theatres à court de cash d’ici 2021

Le plus gros exploitant de salles de cinéma aux États-Unis, AMC Theatres, va se retrouver à court de liquidités entre fin 2020 et début 2021 si la situation ne s’améliore pas en termes de fréquentation de salles.

Sur les 598 complexes possédés par le géant de l’exploitation au niveau du territoire américain, 494 sont ouverts. Cet écart est essentiellement lié aux décisions des différents gouverneurs américains. En l’occurrence, les marchés les plus cruciaux que sont New York et Los Angeles restent inactifs, au vu des complications engendrées par le COVID-19, pour rester dans l’euphémisme. AMC Entertainment a reconnu sans détour que le groupe allait se retrouver à court de liquidités entre la fin de cette année-ci et le début de l’année suivante, tant que la fréquentation des salles obscures resterait telle quelle. À moins de bénéficier d’un rebond miraculeux en termes d’audiences ou d’obtenir des apports supplémentaires de cash. Et bien que cette situation soit inédite dans les dernières décennies de notre Histoire et que dans l’état actuel des choses, tout soit en mesure changer du jour au lendemain, nous pouvons partir du principe que les craintes vis-à-vis d’AMC Theatres vont se concrétiser. Ces appréhensions vis-à-vis du géant des salles de cinéma américaines concernent tout la concurrence, dans une plus large mesure.

La valeur des actions de AMC Theatres a connu une chute de 6,9% dans la matinée de Mardi, et sur les dernières semaines, les 494 complexes américains ont connu une chute de 84% en termes de ventes. À l’heure actuelle, le groupe continue d’explorer de nouvelles solutions pour stabiliser sa situation un tantinet problématique. Parmi les options d’AMC Theatres se trouvent l’endettement par emprunt additionnel, le financement par actions (The Hollywood Reporter précise que jusqu’à ce jour, le groupe a pu rassembler 37,8 millions de dollars via une offre de 9,0 millions d’actions), de nouvelles négociations avec les propriétaires au sujet de leur bail, la vente de propriétés, de nouveaux contrats avec des partenaires commerciaux, la jonction de divisions ou des participations minoritaires dans le capital. AMC Theatres concède que leur situation actuelle correspond à leurs prévisions antérieures.

Toutefois, la situation a récemment empiré de jour en jour pour tous les exploitants de salles de cinéma, que l’on parle d’AMC ou de ses concurrents. Tenet était censé être le porte-étendard qui allait sonner le retour progressif des spectateurs dans les salles obscures. Hélas, le nouveau film de Christopher Nolan n’a pas été suffisant pour combattre l’appréhension des citoyens vis-à-vis de la pandémie. À ce jour, Tenet a récolté 325,500 millions de dollars à travers le monde (15% aux États-Unis, 85% à l’international). Un score honorable en temps de pandémie ou un chiffre catastrophique aux yeux des studios, selon la perspective envisagée. Et au sujet de l’offre soit-disant « premium » de Mulan, mis à disposition pour les abonnés de Disney+ en échange d’un paiement additionnel de 30$, The Walt Disney Company se garde visiblement d’émettre le moindre commentaire. Plus concernant encore, Mulan est rendu disponible à l’achat (et non en simple streaming) via des plateformes telles que Amazon Prime Video, Apple, Google, Roku, Vudu ou FandangoNOW pour 29,99$. Soit le même prix que sur Disney+… sauf qu’il n’y a pas besoin de payer l’abonnement mensuel. En l’absence du moindre communiqué sur les performances de Mulan, et au vu d’un tel coup bas envers les clients loyaux à Disney, il est légitime de partir du principe que ni la mise en salles d’un blockbuster (Tenet) ni sa vente anticipée (Mulan) ne s’avèrent particulièrement efficaces en termes de revenus.

Il n’est donc pas étonnant de voir les grosses productions de Hollywood décalées les unes après les autres. Le modèle d’exploitation cinématographique reste le seul schéma rentable et viable pour les studios – à moins que tout ce beau monde ne se mette à suivre religieusement le modus operandi de Blumhouse Productions. À l’exception de Wonder Woman 1984 qui se positionne in-extremis au 25 Décembre 2020, tout ce qui était prévu pour la fin d’année 2020 est reporté à l’année suivante. Morbius ne plantera pas ses crocs avant le 19 Mars 2021. Fast 9 a été redécalé au 2 Avril 2021, soit le même jour que No Time to Die. Black Widow est décalé au 7 Mai 2021. Venom 2 : Let There Be Carnage relâchera le tueur Cletus Kasady le 25 Juin 2021. Top Gun : Maverick ne prendra son envol qu’à compter du 2 Juillet 2021. L’Épice de Dune ne circulera qu’au 1er Octobre 2021. La super-production cosmique de Marvel Studios, The Eternals, ne dévoilera ses entités qu’au 5 Novembre 2021. La liste continue et n’en finit plus. L’absence ou le retrait des sorties majeures engendre fatalement l’absence d’un momentum, d’un élan commun qui rassemble un nombre croissant de spectateurs dans les salles de cinéma. Le fait que The Walt Disney Company décide de retirer la nouvelle production Pixar, Soul, du calendrier pour le placer directement sur Disney+ prouve à quel point la situation est plus désastreuse que quiconque ne souhaite l’admettre à voix haute. Si Cineworld a pris la décision de fermer temporairement ses complexes américains et britanniques, le maintien étant bien plus coûteux que la mise en veille, rien ne nous garantit qu’il soit le seul à adopter la tactique de l’hibernation, si la situation médicale venait à s’envenimer.

Sources : The Hollywood ReporterVarietyDeadlineWhatsOnDisneyPlusScreenRant

Disney se focalise sur le streaming

The Walt Disney Company procède à une réorganisation dans les hautes strates de sa hiérarchie, au vu des pertes colossales engendrées par le COVID-19. Priorité est donnée à la production du streaming.

Sur décision du PDG Bob Chapek, un nouveau responsable a été nommé à la tête du département Media & Entertainement Distribution au sein de The Walt Disney Company. Son nom est Kareem Daniel, présent au sein du groupe depuis près d’une quinzaine d’années. Jadis à la tête des produits de consommation, des jeux et de l’édition, Kareem Daniel est dorénavant placé à la tête d’un service responsable des pertes & profits des affaires média & divertissement du groupe. Cette division supervise également les opérations, la distribution, les ventes, les données publicitaires et la technologie affiliée pour toutes les branches de Disney. Sans oublier la responsabilité des services de streaming affiliés à The Walt Disney Company.

Ce nouveau groupe Media and Entertainment Distribution sera alimenté en contenu provenant de ses trois branches : cinéma, divertissement télévisé et sports. Certes, la production sera répartie sur les différentes destinations traditionnelles, depuis les salles obscures jusqu’aux plateformes de streaming, mais priorité sera donnée aux services direct-au-consommateur. Cela concerne précisément Hulu, Disney+ et ESPN+. Premièrement, Alan Horn et Alan Bergman sont toujours en charge de Walt Disney Studios, Disney Animation, Pixar Animation et Marvel Studios (pour ne citer que les entités les plus importantes). Deuxièmement, Peter Rice est maintenu au poste de directeur du General Entertainment Content pour 20th Television et ABC Signature, entre autres. Troisièmement, la responsabilité de la programmation du contenu live et original en sports revient toujours à James Pitaro.

Bob Chapek, PDG, The Walt Disney Company
Bob Chapek, PDG, The Walt Disney Company

« Étant donné l’incroyable succès de Disney+ et de nos plans pour accélérer notre business direct-au-consommateur, nous positionnons stratégiquemennt notre Groupe afin de soutenir cette croissance de manière plus efficace et d’accroître notre valeur actionnariale » déclare le PDG Bob Chapek. « Gérer la création du contenu depuis la distribution nous permettra d’être plus souples et efficaces pour créer le contenu que nos clients désirent, et le leur livrer sous le format qu’ils préfèrent. Nos équipes créatives se focaliseront sur ce qu’elles savent faire de mieux – créer du contenu de qualité inégalée et basé sur nos franchises. Pendant ce temps, notre toute nouvelle équipe de distribution globale sera dédiée à l’approvisionnement et la monétisation de ce contenu sous l’angle le plus optimal possible à travers nos différentes plateformes, que l’on parle de Disney+ ou Hulu, mais aussi de ESPN+ et de Star, futur service de streaming international.« 

Un tel geste de la part de Bob Chapek et The Walt Disney Company s’inscrit dans une période où le groupe enchaîne les tuiles depuis l’invasion de la pandémie sur tous les secteurs de l’industrie. Les salles de cinéma sont fermées et les parcs d’attractions Disney sont clos, brièvement rouverts et refermés, en fonction des chutes, améliorations et rechutes sur les courbes d’infection du COVID-19. Le second quart de l’année fiscale a vu le groupe Disney perdre la somme colossale de 4,7 milliards de dollars – des conséquences qui se font ressentir du côté des licenciements économiques, 28 000 départs étant annoncés par le groupe durant le mois de Septembre 2020 au sein de sa division des parcs, expériences & produits.

La réorientation de The Walt Disney Company sur ses services de streaming sonne également comme une décision aussi logique qu’inévitable, à l’heure où Disney+ dépasse les 60 millions d’abonnés à l’aube de sa première année d’existence. Mais si la mise en ligne de la série The Mandalorian et de la version filmée du spectacle de Broadway Hamilton peuvent être brandis comme des étendards en première ligne, il n’en reste pas moins que la plateforme est en manque de contenu inédit et régulier. Alors que Netflix investit des milliards de dollars (en dettes) pour enchaîner nouveauté sur nouveauté, Disney+ doit bien souvent se contenter d’anciennes publications cinématographiques dont les fenêtres de sortie sont simplement arrivées à expiration. La saison 2 de The Mandalorian arrive enfin sur nos écrans, mais les productions des nombreuses séries de Marvel Studios (The Falcon and the Winter Soldier, Wandavision, etc) ont toutes été retardées, à tel point que la seconde pourrait bien être diffusée avant la première, contrairement à ce qui avait été prévu. Si le concept même de Disney+ est de pouvoir sécuriser une base d’abonnés constitués de cercles familiaux, le groupe ne peut se permettre de négliger tout un autre pan du public, avide de nouveautés.

Sources : The Hollywood ReporterVarietyDeadline
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Les détails sur les tarifs de Mulan sur Disney+ (cas particulier pour la France)

Contrairement aux 29,99$ soumis aux États-Unis, les territoires où Mulan sera mis à disposition sur Disney+ seront confrontés à un tarif moyen de 26$.

MISE À JOUR : les reporters de Variety ont pu confirmer qu’en France, Mulan ne sera pas mis à disposition sur Disney+ dès le 4 Septembre, moyennant un coût premium. À la place, les abonnés français pourront visionner le film gratuitement, mais à une date ultérieure et non spécifiée pour le moment.

Au début du mois d’Août 2020, The Walt Disney Company choque le monde entier en annonçant la sortie de Mulan sur Disney+ pour un tarif premium, à compter du 4 Septembre 2020. Mulan, l’un des grands espoirs pour les salles de cinéma en détresse après une interminable traversée du désert, provoquée par le COVID-19. Mulan, censé briser la glace et faire partie de ces blockbusters censer ramener les gens en salles, aux côtés de Tenet. Mulan qui, finalement, contourne la sacro-sainte fenêtre séparant la sortie traditionnelle en salles et l’accès du produit en vidéo physique, VOD et streaming. Mais comme de nombreuses personnes de l’industrie l’ont reconnu, il n’y a pas de mode d’emploi ni de manuel à suivre pour des circonstances aussi uniques.

La disponibilité du film sur Disney+ n’est pas sans astérisques. Loin d’être une simple mise à disposition pour les abonnés comme nous avons pu le voir avec Artemis Fowl, le cas de Mulan est une expérimentation unique en son genre. « Voyons-le davantage comme un essai, et non pas comme le précurseur d’un nouveau modèle de business cinématographique« , selon les mots de Bob Chapek lui-même, PDG du groupe The Walt Disney Company lors d’une visioconférence avec les investisseurs. Aujourd’hui, nous gagnons en visibilité sur les détails de l’offre premium qu’envisage Disney, et il se trouve que les termes varient en fonction du territoire.

Tout d’abord, la mise en ligne de Mulan sur Disney+ n’écrase pas totalement l’idée d’une sortie en salles : le film sera visionnable au cinéma dans les régions où Disney+ n’est pas accessible, si tant est que les salles locales soient ouvertes et en activité. Ensuite, l’accès à Mulan se fait en payant un tarif premium, afin de pouvoir en débloquer l’accès à volonté sur Disney+. Autrement dit, les gens curieux de découvrir le film doivent non seulement concéder à un abonnement sur la plateforme de streaming (6,99$ mensuels), mais aussi accepter de payer un ticket supplémentaire (29,99$) afin d’avoir le droit de le regarder – un accès qui devient dès lors illimité, toutefois. Dernière chose, lors de l’entretien avec les investisseurs durant le 4 Août 2020, le PDG Bob Chapek précise que si le tarif premium de Mulan est fixé à 29,99$ aux États-Unis, ce chiffre est amené à varier selon les régions du monde.

Liu Yifei - Mulan (Niki Caro, 2020, Walt Disney Pictures)

Désormais, nous pouvons déterminer que le prix moyen de Mulan, hors États-Unis, avoisine les 26$. Le Royaume-Uni fait face à un tarif de 19,99£ alors que nombreux sont les anglais qui s’attendaient à la somme de 23£ après l’annonce des trente dollars américains. L’Union Européenne peut accéder à Mulan pour 21.99€, la Nouvelle-Zélande pour 39.99$NZ et l’Australie pour 34.99$AUS. En suivant les taux de conversion, cela nous ramène à une somme gravitant autour de 26$USD (United States Dollars). Il est fort probable que l’Inde bénéficie d’une tarification sensiblement revue à la baisse, les échelles de prix pour l’accès à Disney+ y étant sensiblement différentes (un abonnement annuel premium sur Disney+ Hotstar en Inde coûtant environ 20$).

Sources : VarietyDeadline
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La lente reprise du cinéma aux États-Unis et au Canada

Ce week-end marque l’entrée de deux nouveautés dans les salles canadiennes, Bob l’Éponge et Unhinged, ce dernier débarquant aux États-Unis d’ici le week-end prochain.

Cinq mois de fermeture forcée suite à l’impact du COVID-19 auront remis en question toute l’industrie cinématographique, depuis les premiers stades de production jusqu’aux méandres de la distribution et de l’exploitation. Une crise sans précédent qui aura frappé le monde entier, depuis le territoire-roi américain jusqu’à l’opposé géographique en Chine, en passant par la zone européenne. Aujourd’hui, alors que la pandémie est très loin d’être résolue et continue de ressurgir de plus belle, y compris en France, tous tentent de panser leurs plaies encore ouvertes et de trouver des solutions pour sauver ce qui peut l’être.

La fenêtre séparant les sorties en salles et les sorties en vidéo est brisée, le cinéma en plein air – dit drive-in – connaît une résurgence inattendue, les licenciements se font légion pour couper les frais, le thème de la pandémie elle-même s’immisce dans la fiction avec la célèbre série This is Us qui compte aborder frontalement le COVID-19 en saison 5, et les plateformes de streaming apparaissent comme un secteur d’activité plus lucratif que jamais. À ce sujet, tout n’est pas rose. Les études réalisées par Parrot Analytics montrent que le nouvel arrivant Peacock (NBCUniversal) n’atteint certainement pas les cimes tutoyées par Disney+ et encore moins celles du titan Netflix et ses 193 millions d’abonnés, un chiffre bien aidé par le confinement à domicile.

Mais sur l’angle du box-office, ce week-end du 14-16 Août 2020 peut être considéré comme l’un des plus significatifs. Maintenant que les circuits d’exploitation commencent à réouvrir leurs portes en nombre – cette semaine au Canada et la semaine prochaine aux États-Unis – les nouveautés majeures font leur entrée en salles. Le thriller Unhinged / Enragé (avec Russel Crowe, réal: Derrick Borte) et le film d’animation The Spongebob Movie : Sponge on the Run / Bob l’Éponge, le film : Éponge en eaux troubles (réal: Tim Hill) se dressent comme les deux grandes sorties concurrentes dans 300 salles du Canada – et spécifiquement du Canada, puisque le film sur la mascotte jaune évite la case « cinéma » aux États-Unis pour se diriger directement vers la VOD premium sur le service de streaming CBS All Access.

Unhinged / Enragé - Caren Pistorius - Derrick Borte

Les chiffres ne sont guère mirobolants (900 000$ générés au Canada pour Spongebob et 582 000$ pour Unhinged) mais, bien évidemment, juger des chiffres en période de (tentative de) reprise au sein d’une pandémie ne saurait être basé sur une comparaison avec la norme. Tout le monde au sein de l’industrie est bien conscient qu’il n’y a plus de norme et qu’il ne risque pas d’y avoir un retour au « bon vieux temps » avant un long moment. Tout au plus, les exploitants peuvent trouver un semblant de réconfort dans le fait que des spectateurs soient toujours prêts à répondre présents même en période de COVID-19. Une période où les règles de distanciation côtoient celles du confinement selon les territoires touchés, sans oublier les mesures de sécurité telles que l’admission des spectateurs à hauteur de 50% de capacité des salles. Shari Hardison, leader de Solstice Distribution, affirme que les cinémas drive-in ont constitué la majeure partie des ventes de tickets pour Unhinged. Sur un autre point, les fréquentations des salles normales ont été plus élevées en dehors des zones urbaines majeures, soit l’inverse du schéma traditionnel. « Nous avons toujours su que la reprise serait lente.« 

Paul Dergarabedian, analyste senior à Comscore, reste très clair sur le fait que l’industrie doit mettre de côté ses attentes et ses critères d’évaluation pour toute sortie cinématographique. Ce que nous étudions tous auparavant comme des facteurs-clés (le premier week-end d’exploitation, les évolutions à l’année, etc) ne peut plus être raisonnablement considéré sous le même angle. La semaine prochaine marque la réouverture d’environ 50% des salles dans 42 États américains, puis 75% la semaine suivante. Un processus qui ne prend pas en compte la Californie et New York, hélas censés être les deux territoires les plus lucratifs en termes de business cinématographique (et qui n’ont toujours pas de date de réouverture). Malgré tout, les grands groupes que sont AMC Theatres, Cinemark et Regal espèrent pouvoir être opérationnels d’ici la fin Août, afin d’être prêts à accueillir Tenet au début du mois de Septembre. Mais avec l’évolution dangereuse du COVID-19 en plein rebond, l’avenir nous dira si les acteurs majeurs de l’exploitation cinématographique sont en mesure de sauver leur activité de justesse.

Sources : The Hollywood ReporterVarietyDeadline
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COVID-19 : les Oscars repoussés de deux mois, la date d’éligibilité ajustée

Au vu de la crise du COVID-19, la Cérémonie des Oscars est reportée au 25 Avril 2020. Ce délai de deux mois concerne aussi la période d’éligibilité.

La crise du COVID-19 restera probablement gravée comme l’une des crises les plus conséquentes dans l’histoire de l’industrie cinématographique et télévisuelle. À l’heure actuelle, la production est progressivement autorisée à reprendre sous des conditions de sécurité très strictes, qu’il s’agisse de Nouvelle-Zélande ou de l’état de Californie. À cette occasion, Jurassic World : Dominion s’annonce comme étant le premier blockbuster à démarrer son tournage au Royaume-Uni. Mais si des leaders du marché d’exploitation tels que AMC et Cineworld annoncent la réouverture presque complète de leurs salles de cinéma au mois de Juillet, l’impact du Coronavirus sur le business des exploitants est tellement écrasant qu’à d’autres endroits du monde, environ 40% des cinémas en Chine pourraient bien ne jamais être en mesure de réouvrir.

L’interruption forcée de la production cinématographique et télévisuelle dans une majeure partie du monde engendre un souci de décalage majeur vis-à-vis des cérémonies de l’industrie. Face à la crise du COVID-19 contre laquelle les studios commencent à peine à se remettre, l’AMPAS (Academy of Motion Picture Arts and Sciences) et son partenaire de diffusion, la chaîne ABC, ont décidé de repousser la séance des Oscars 2021.

Initialement prévue pour le 28 Février 2021, la 93ème Cérémonie des Academy Awards, plus couramment appelés Oscars, est dorénavant établie pour le 25 Avril 2021. Nous avons donc affaire à un report d’environ deux mois. En conséquence, la période d’éligibilité pour la Cérémonie est modifiée elle aussi, sur une ampleur similaire : censée s’arrêter au 31 Décembre 2020, elle se conclut finalement au 28 Février 2021. Ainsi, tout film dont la date de sortie en salles est établie avant le 28 Février est maintenant en mesure d’être considéré comme candidat aux Oscars.

L’AMPAS rappelle bien entendu que ces changements sont exceptionnels, dû à un contexte tout aussi exceptionnel. L’idée est de pouvoir revenir à un calendrier « normal » au fur et à mesure. La Cérémonie elle-même s’est déjà vue reportée à trois reprises de par le passé, et la période d’éligibilité a été étendue une seule fois depuis la création de l’évènement – à l’aube de la sixième édition, pour être plus spécifique.

Pendant plus d’un siècle, les films ont joué un rôle fondamental en tant que réconfort, en tant qu’inspiration, et en tant que divertissement, durant les heures les plus sombres. Ils ont certainement rempli ce rôle pour l’année ici présente.

David Rubin, Président de l’AMPAS – Dawn Hudson, PDG de l’AMPAS

Une source des journalistes de Variety décrit à quel point la décision de l’AMPAS est absolument nécessaire pour tous les films qui sont restés bloqués en post-production à cause du COVID-19, de même que l’extension de la période d’éligibilité assouplit considérablement le calendrier de production pour les projets potentiellement candidats. Avant l’annonce de la décision de l’AMPAS, il n’était pas exclu que plusieurs films en cours de production puissent envisager de décaler leur sortie en salles, afin de s’aligner sur la période d’éligibilité pour les Oscars 2022.

Évoquant leurs sources, les reporters de Deadline rapportent à quel point l’AMPAS a travaillé en étroite collaboration avec les studios et les distributeurs, afin de déterminer ce dont ils avaient besoin pour pouvoir répondre aux attentes de la prochaine Cérémonie des Academy Awards. L’AMPAS s’est également concertée avec le Département de la Santé Publique de Los Angeles pour écouter leurs recommandations. Retarder la Cérémonie d’une poignée de semaines n’aurait pas été suffisant. Concéder un retard de plusieurs mois permettrait de rassembler bien plus d’informations sur l’évolution du virus, et donc des mesures de sécurité à adopter pour les tournages ou l’établissement d’une édition physique de la future Cérémonie.

Car oui, la déclaration de l’AMPAS et de ABC maintient que la 93ème édition des Academy Awards se tiendra dans une forme physique au Dolby Theatre à Hollywood & Highland Center, au sein de Hollywood. Une diffusion est d’ores et déjà prévue en live sur la chaîne ABC, dans un contexte qui se veut traditionnel. Les deux partis ont rejeté l’idée d’une session pré-enregistrée ou d’une édition digitale de l’évènement. La liste des nominés aux Oscars sera annoncée le 15 Mars 2021, et les votes se tiendront du 15 au 20 Avril.

Sources : The Hollywood ReporterVarietyDeadline
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Autant en emporte le vent, provisoirement retiré de la plateforme HBO Max

Grand classique du cinéma américain, le film est notoire pour son portrait positif de l’esclavage africain et de sa représentation de faux stéréotypes envers les Noirs.

Le Lundi 8 Juin, John Ridley, le scénariste oscarisé pour son travail sur le film 12 Years a Slave (Steve McQueen, 2013) rédige un article sur le Los Angeles Times dans lequel il appelle au retrait du film Gone with the Wind / Autant en emporte le vent de la plateforme HBO Max. Pour lui, cela ne se limite pas à une simple mauvaise représentation raciale. Le grand chantier du producteur David O. Selznick « glorifie le Sud d’avant-guerre, ignore totalement les horreurs de l’esclavage des Noirs et perpétue plusieurs clichés des plus blessants envers les personnes de couleur. »

Adapté du best-seller écrit par Margaret Mitchell en 1936, Gone with the Wind raconte l’histoire d’amour entre deux aristocrates du Sud américain, dans une plantation aux alentours d’Atlanta, peu après la Guerre Civile. Le livre et le film dépeignent tous deux des personnages Noirs, anciens esclaves, qui restent fidèles corps et âme à leurs anciens maîtres et se montrent tout à fait satisfaits de leur situation.

HBO Max vient de retirer le film de leur bibliothèque de streaming. « Gone with the Wind est un produit de son temps et dresse le portrait de préjudices ethniques et raciaux qui sont, malheureusement, monnaie courante dans la société américaine » déclare un porte-parole de HBO Max. Le communiqué rajoute que ces esquisses étaient mauvaises à l’époque tout comme elles sont mauvaises aujourd’hui. HBO Max affirme qu’il aurait été irresponsable de maintenir le film en l’état sans une explication et une dénonciation vis-à-vis de ces représentations.

Précisons bien que le retrait n’est pas définitif. Gone with the Wind est amené à revenir, mais cela ne se fera pas sans une recontextualisation propre et adaptée au sujet de ses représentations raciales. Le film ne sera nullement modifié. « Faire autrement reviendrait à prétendre que ces préjudices n’ont jamais existé. Si nous voulons créer un futur plus juste, équitable et inclusif, nous devons d’abord commencer par reconnaître et comprendre notre Histoire. »

Sur une dernière anecdote, l’actrice Hattie McDaniel est célèbre pour avoir été la première personne de couleur noire à obtenir un Oscar, grâce à sa performance dans Gone with the Wind. Sauf que dû aux pratiques racistes de l’époque, l’actrice avait du être confinée à une table en fond de salle, à l’écart des autres acteurs blancs.

Sources : The Hollywood ReporterDeadlineVariety
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Warner Bros offre Just Mercy en location digitale durant le mois de Juin

Warner Bros décide de rendre la location digitale du film Just Mercy / La Voie de la justice gratuite en Juin 2020 afin de participer à l’éducation des spectateurs sur le racisme systémique qui règne aux États-Unis.

À la lumière des protestations qui secouent actuellement les États-Unis envers le racisme et les violences policières à l’encontre de la communauté afro-américaine, suite au meurtre de George Floyd des mains du policier Derek Chauvin, nombreux sont les studios, organismes et personnalités à afficher publiquement leut soutien (pour certains comme Billie Eilish, très vocalement). Netflix, Amazon, Hulu, HBO, CBS, Warner Bros et bien d’autres encore ont communiqué leur solidarité. « Rester silencieux, c’est s’avérer complice. Les vies des Noirs comptent« , peut-on lire sur le compte Twitter de Netflix.

Warner Bros compte participer à l’éducation des spectateurs sur le racisme systémique anti-Noir qui gangrène les États-Unis. Sur le compte Twitter du film Just Mercy, le studio annonce une location gratuite durant le mois de Juin pour le film de Destin Daniel Cretton, avec Michael B. Jordan et Jamie Foxx.

Just Mercy / La Voie de la justice consiste en un drame judiciaire basé sur une histoire vraie, où le jeune avocat Bryan Stevenson (Michael B. Jordan) défend son client Walter McMillian (Jamie Foxx), accusé à tord de meurtre.

Nous avons foi en la capacité et le pouvoir des histoires.

Warner Bros. Pictures

En partant de la page de Just Mercy sur le site officiel de Warner Bros, il est possible de remonter aux différents sites partenaires qui proposent un accès au film. Au moment de l’écriture de cet article, tous les sites n’ont pas mis à jour leurs options en accord avec la récente décision du studio. Mais nous pouvons constater que le film de Destin Daniel Cretton est d’ores et déjà louable gratuitement sur Amazon Prime Video ainsi que sur le Microsoft Store (PC, Xbox, mobiles).

Sources : Variety
Images Copyrights : WARNER BROS. ENTERTAINMENT INC. / Jake Giles Netter

COVID-19 : Le Ministère de la Culture espère une réouverture des cinémas pour début Juillet

Le ministre de la Culture Franck Riester réfléchit à des plans de réouverture pour les lieux culturels. Dans l’idéal, les cinémas devront réouvrir simultanément.

C’est au cours d’une intervention sur le plateau de France Info que Franck Riester, du Ministère de la Culture, a communiqué les premières idées concernant la réouverture progressive des lieux culturels de l’Hexagone. Rien n’est décidé et les périodes peuvent varier en fonction du secteur, qu’il s’agisse du théâtre ou du cinéma.

Pour les salles de cinéma, on travaille sur une ouverture à partir du 1er juillet ou début juillet. Pour les salles de spectacles, peut-être pouvons-nous commencer à ouvrir progressivement à partir de juin.

Franck Riester, Ministre de la Culture

Un élément important au sujet de la réouverture des salles de cinéma concerne la simultanéité de la reprise. Selon le Ministère, les salles doivent absolument réouvrir toutes en même temps, dans tous les départements du pays. Les enjeux sont autant économiques que promotionnels.

D’une part, les coûts de distribution doivent être optimisés et amoindris autant que possible, surtout en ces temps de fragilité économique nationale. D’autre part, les Français doivent pouvoir comprendre facilement et rapidement quels films sont à l’affiche, indépendamment de la région dans laquelle ils se trouvent.

La question épineuse des mesures sanitaires

Les mesures sanitaires ne sont pas encore fixées. Il y a bien sûr des discussions sur la réduction du nombre maximal de personnes acceptées au sein d’une salle, mais rien n’est moins sûr concernant les règles de distanciation.

Dans un cadre théorique, les membres d’une famille qui vivent sous le même toît ne devraient pas avoir à se distancier. Tolérer des « groupes » dans des contextes spécifiques  permettrait d’accroître le nombre de places autorisées, et éviterait une situation grotesque où une famille de cinq spectateurs signifie l’indisponibilité d’une dizaine de sièges sur une rangée.

Mais le problème se pose : comment le personnel peut-il être en mesure de déterminer si les spectateurs qui se présentent devant les salles font partie du même domicile ? Comment être certain que les Français sauront se discipliner, rester respectueux et prendre leurs responsabilités ? De ce que chacun peut en voir en sortant dans la rue, la responsabilisation n’est pas vraiment la préocuppation première d’une portion significative des Français, à moins d’être directement menacée de sanctions.

La reprise de la production

En ce qui concerne la remise en marche des tournages, Franck Riester a insisté sur l’idée que les producteurs doivent être protégés des risques qu’ils encourent face à toute reprise. Le gouvernement a autorisé l’allocation d’un fond de 50 millions d’Euros, destiné à indemniser les producteurs de cinéma et de télévision face à tous les risques engendrés par la pandémie de Coronavirus.

Il convient de préciser qu’à ce jour, aucune solution n’a été trouvée avec les compagnies d’assurance. Le Ministre de la Culture avance que l’idée du budget de 50 millions est une étape nécessaire pour la reprise, et que cette reprise est vitale pour l’industrie française. « Il y a des besoins pour la télévision, il y a des besoins pour le cinéma et pour cela, les producteurs ont besoin d’être sécurisés« .

Sources : France Info
Images Copyrights : France Info Culture