James McAvoy, Daisy Ridley et Willem Dafoe pour Twelve Minutes

La petite production vidéoludique Twelve Minutes, basée sur une boucle temporelle, embauche James McAvoy, Daisy Ridley et Willem Dafoe pour son casting vocal.

Ce Jeudi 27 Août 2020, le show d’ouverture de la Gamescom 2020 a servi de rampe de lancement pour plusieurs annonces de l’industrie vidéoludique. Présenté par l’inévitable Geoff Keighley sous un format digital à cause du COVID-19 (à l’instar d’innombrables autres évènements), le salon allemand a été l’occasion pour l’éditeur Annapurna Interactive de publier une nouvelle vidéo pour leur petite production Twelve Minutes.

Le titre parle de lui-même. Développé par Nomada Studio, Twelve Minutes est un thriller particulièrement sordide, cadré dans une plongée totale (une vue de dessus), où un homme est piégé dans une boucle temporelle de douze minutes au sein de son petit appartement. Chaque redémarrage est une nouvelle chance d’arrêter un inconnu de débarquer sur les lieux et de s’en prendre violemment à sa femme et lui.

Développé à destination du PC (Steam) et d’une exclusivité temporaire sur Xbox One et Xbox Series X, Twelve Minutes vient de gagner plusieurs galons de prestige puisque les acteurs James McAvoy, Daisy Ridley et Willem Dafoe ont rejoint l’aventure pour doubler respectivement l’homme, la femme et l’aggresseur – les personnages restent anonymes. « Je suis ravi d’avoir ce casting incroyablement talentueux afin de donner vie aux personnages aussi complexes que nuancés de Twelve Minutes » déclare Luis Antonio, ancien artiste 3D de Rockstar Games dorénavant réalisateur sur ce qui est son premier projet. « Cette expérience mélange les genres cinématographique & vidéoludique, et ces extraordinaires acteurs sont parfaits pour le challenge que représente un nouveau format de divertissement« .

Si l’on peut évoquer Trance (Danny Boyle, 2013), Split (M. Night Shyamalan, 2016) ou encore It : Chapter 2 (Andy Muschietti, 2019) en parlant de James McAvoy, les amateurs de pop culture le retiendront plus facilement dans le rôle du jeune Charles Xavier, leader des X-Men depuis X-Men : First Class / X-Men : Le commencement (Matthew Vaughn, 2011). Daisy Ridley a été propulsée sur le devant de la scène dans le rôle de Rey, premier rôle de la dernière trilogie Star Wars. Quant à Willem Dafoe, on ne le présente plus. Acteur depuis 1980, on le retient pour ses innombrables rôles dans toutes sortes de genres et de registres. Citons seulement le film de guerre Platoon (Oliver Stone, 1986), le thriller criminel Mississippi Burning (Alan Parker, 1988), le genre super-héroïque avec Spider-Man (Sam Raimi, 2002), la science-fiction avec Seven Sisters (2017), le jeu vidéo avec Beyond : Two Souls (Quantic Dream, 2013) ou encore le drame intimiste avec The Lighthouse (2019).

Sources : VGCThe Hollywood ReporterEntertainment WeeklyGamekult
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HBO signe avec l’équipe de Westworld pour Sphere (Michael Crichton)

Le projet de série télévisée Sphere est une adaptation d’un roman de Michael Crichton de 1987, déjà transposé en film en 1998. Hébergée sur HBO, Sphere sera supervisée par trois auteurs de la série Westworld.

Le développement est lancé au sein des quartiers de HBO pour une nouvelle adaptation de Michael Crichton, le célèbre auteur de science-fiction. Selon le pitch de Sphere, une équipe de scientifiques opère une plongée dans les abysses et découvre un étrange objet enfoui dans les profondeurs de l’océan. Le roman de 1987 a déjà fait l’objet d’une adaptation pour le grand écran. Réalisée par Barry Levinson en 1998, avec Dustin Hoffman, Sharon Stone et Samuel L. Jackson (mais aussi un certain Liev Schreiber) au casting, cette première tentative n’a pas spécialement brillé au box-office. Variety fait état de 73 millions de dollars totalisés au box-office, ce qui correspondrait à peine à son budget de production.

La future série pour HBO est menée par Denise Thé en tant que showrunner et productrice exécutive, aux côtés de Lisa Joy et Jonathan Nolan via leur société Kilter Films, ainsi que Team Downey (de Robert Downey Jr. et Susan Downey) et Warner Bros Television. Ayant travaillé pour la première fois avec Jonathan Nolan sur l’écriture et la production de Person of Interest (2011-2016) , Denise Thé a également oeuvré sur des séries comme Gotham (Bruno Heller, 2014-2019) ou Terminator : The Sarah Connor Chronicles (Josh Friedman, 2008-2009). Récemment, elle a retrouvé Jonathan Nolan sur la célèbre série Westworld, Lisa Joy et Jonathan l’ayant lancée en 2016 – série qui va obtenir une quatrième saison.

Sphere est un projet mené avec Warner Bros Television. Il est intéressant de noter que cette série se concrétise alors qu’en Avril 2019, le duo Jonathan Nolan & Lisa Joy mettait justement fin à son partenariat avec Warner Bros Television, en faveur d’un autre contrat avec Amazon. Moyennant 150 millions de dollars (selon les sources de Variety), la bannière Kilter Films était alors chargée de développer de nouvelles séries pour le compte d’Amazon, et ce pendant cinq ans. Clause importante du contrat : Kilter Films avait la permission de poursuivre son travail sur des projets déjà commencés du côté de Warner Bros Television. En l’occurrence, les sources de Variety nous indiquent aujourd’hui que le projet Sphere était déjà en développement lorsque Jonathan Nolan et Lisa Joy ont signé leur nouveau contrat. À noter que les deux créateurs ont récemment annoncé la mise en chantier d’une série Fallout pour Amazon, adaptée de la licence actuellement en possession de Bethesda Softworks.

Sources : The Hollywood ReporterVarietyDeadline
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Elizabeth Debicki dans une série d’espionnage durant la Seconde Guerre Mondiale

Elizabeth Debicki est validée pour le premier rôle de la série Code Name Hélène, qui suit la véritable histoire d’une journaliste devenue espionne et leader au sein de la Résistance française.

Rien n’arrête plus la star montante australienne. Après avoir rejoint le cercle des acteurs de Christopher Nolan dans Tenet, Elizabeth Debicki est confirmée pour mener un projet centré sur une figure réelle de la Seconde Guerre Mondiale. À la fois productrice exécutive et actrice principale, elle incarne Nancy Grace Augusta Wake, une journaliste néo-zélandaise devenue espionne mais aussi un des leaders de la Résistance française. À travers différentes périodes, la série compte suivre Nancy, alors qu’elle change de nom de code pour garantir sa sécurité face à l’ennemi.

En tant qu’adaptation d’un roman d’espionnage rédigé par l’auteur à succès Ariel Lawhon (chez Doubleday Books, 2020), ce projet en reprend son titre : Code Name Hélène. Il est produit par le groupe français Vendôme, en partenariat avec Anonymous Content. Déjà à l’oeuvre derrière True Detective (Nic Pizzolatto, 2014) et The Revenant (Alejandro G. Iñárritu, 2015), Anonymous Content a fait acquisition des droits d’adaptation télévisuelle. Selon Philippe Rousselet du groupe Vendôme, « le roman de Ariel Lawhon a donné vie à l’incroyable histoire vraie de Nancy Wake, dont le style et l’esprit n’ont été égalés que par son courage et son leadership« . Keith Redmon de Anonymous Content rajoute que « Elizabeth Debicki est la personne idéale pour incarner le personnage héroïque présenté par Ariel Lawhon, dont la bravoure l’a amenée à devenir l’un des espions les plus notoires et les plus redoutés de la Résistance française de la Seconde Guerre Mondiale« .

Code Name Hélène s’ajoute donc au portfolio de plus en plus remarqué d’Elizabeth Debicki, récemment confirmée dans le rôle de la princesse Diana pour les saisons 5 et 6 de la prestigieuse série The Crown sur Netflix. « Nancy Wake était une femme incroyablement courageuse, née néo-zélandaise et élevée australienne, et dotée d’autant de courage que d’ingéniosité. Ses actes héroïques durant la Seconde Guerre Mondiale sont, à mon sens, encore trop méconnus du grand public » déclare Elizabeth Debicki. « En tant qu’australienne, je suis ravie de rejoindre ce projet en tant qu’actrice et productrice exécutive, afin de pouvoir raconter une histoire aussi unique« .

Sources : Variety
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Une série Resident Evil validée chez Netflix

Une nouvelle adaptation en live-action de la franchise Resident Evil de Capcom va être supervisée par Andrew Dabb, le showrunner de Supernatural.

De vieux bruits de couloir laissaient entendre parler d’une nouvelle tentative d’adaptation de la célèbre franchise Resident Evil, saga éditée par Capcom et n°1 des ventes de l’éditeur avec pas moins de 100 millions de ventes sur tous ses opus cumulés. Une nouvelle adaptation qui ne serait à priori pas affiliée aux six films en live-action déjà sortis entre 2002 et 2016, ni aux trois films d’animation produits entre 2008 et 2017, mais qui constituerait un reboot. En Janvier 2019, les sources de Deadline avaient fait état d’un début de projet au sein des quartiers de Netflix pour une série Resident Evil.

Aujourd’hui, une annonce officielle de la part de Netflix vient apporter un brin de clarté à ce qui se prépare. Andrew Dabb, showrunner de la série Supernatural, est placé aux commandes de ce nouveau projet Resident Evil. Nous parlons d’une première saison de huit épisodes, séparée en deux lignes temporelles, où l’on suit les soeurs Jade et Billie Wesker, installées de force dans la ville industrielle et corporate de New Raccoon City, confrontées aux sombres secrets que cache leur père. Les deux époques sont séparées par dix ans d’intervalle, débutant alors que les soeurs n’ont que 14 ans et se poursuivant dans un futur post-apocalyptique, où la Terre est dominée par les armes bio-organiques nées du Virus-T.

Si l’on écoute les déclarations pour le moins classiques de l’architecte du chantier, Andrew Dabb se dit être un grand fan du jeu vidéo. « Resident Evil est mon jeu vidéo préféré. Je suis incroyablement excité à l’idée d’ajouter un nouveau chapitre dans cette excellente histoire et d’offrir la toute première série Resident Evil aux abonnés Netflix du monde entier. Pour tout type de fan de Resident Evil, y compris ceux qui nous rejoignent pour la première fois, la série sera complète avec beaucoup de vieilles connaissances, et quelques créatures assoiffées de sang que personne n’aura jamais vues auparavant. » À en juger par le synopsis proposé, il semble clair pour tout connaisseur que la future série s’écarte de la trame narrative des jeux vidéo et s’oriente vers un univers qui lui est propre.

À la fois scénariste et showrunner, Andrew Dabb fait également office de producteur exécutif, aux côtés de Robert Kulzer, Oliver Berben et Mary Leah Sutton de Constantin Films, société derrière la saga des films Resident Evil. À noter que Robert Kulzer est un partenaire de longue date de Paul W.S. Anderson, ayant été producteur sur la plupart des projets du metteur en scène, depuis le premier film Resident Evil (2002) jusqu’au futur Monster Hunter (2021), en passant même par The Three Musketeers / Les Trois Mousquetaires (2011) et Pompei (2014). À ce groupe de producteurs exécutifs se joint également Bronwen Hughes, désignée pour la mise en scène des deux premiers épisodes. Ayant débuté en 1990, la réalisatrice a participé à des projets tels que Breaking Bad (2008), 24 : Legacy (2017), Hawaii 5-0 (2016-2017), 13 Reasons Why (2019), Better Caul Saul (2020) et The Walking Dead (2020).

Une longue série d’itérations et une large variété de fans

Resident Evil est connue des spectateurs comme cette saga de films d’action horrifique adaptée en six volumes, supervisés et écrits par Paul W.S. Anderson, lequel est actuellement en train de boucler le projet d’adaptation de Monster Hunter, l’autre franchise-star de l’éditeur Capcom. Une série relativement longue, renouvelée film après film, malgré une rentabilité souvent discutable au tout début. Et pourtant, si l’on re-calcule l’ensemble, cette série d’adaptations en live-action totalise 1 milliard et 232 millions de dollars au box-office mondial. Après un calcul par rapport aux budgets additionnés (288 millions), nous nous retrouvons face à un profit total d’environ 368 millions de dollars générés sur les six films. Une telle somme est à relativiser, compte tenu du fait qu’il aura fallu six opus pour atteindre ce montant, mais le chiffre n’en reste pas moins appréciable. Il place surtout Resident Evil comme la franchise d’adaptation vidéoludique la plus lucrative à ce jour.

Les propos d’Andrew Dabb concernant les « types de fans » sont plus importants qu’il n’y paraît. Resident Evil est un nom qui évoque plusieurs choses, plusieurs groupes d’adeptes, et ces groupes ne sont pas nécessairement à mettre dans le même panier. Il y a ceux qui aiment les six films et ceux qui les méprisent, tout comme au sein de la saga vidéoludique, les fans sont divisés en fonction des tournures qu’ont pris les jeux au fil des ans. La première génération (débutée avec le tout premier opus, 1996) était très orientée horreur, avec un soupçon d’action. La seconde (partant de Resident Evil 4, 2005) a pris un virage de plus en plus assumé vers l’action pure. Une troisième génération s’est faite sentir avec Resident Evil 7 (2017) et son retour à une horreur viscérale, en vue à la première personne pour un rendu optimal en VR. Et si la vague de remakes des tout premiers jeux – commencée avec Resident Evil 2 Remake (2019) – peut être décrite comme le meilleur des deux mondes, il est clair que Capcom a choisi de se réorienter vers l’horreur comme principal terrain de jeu pour les années à venir.

Resident Evil 2 Remake - Poster - Leon S. Kennedy - Claire Redfield

Si la saga Resident Evil est probablement la franchise horrifique la plus populaire dans le monde vidéoludique, elle implique également une base de fans particulièrement variée. En l’état actuel, les déclarations officielles ne laissent pas d’indice sur la direction prise par la série Netflix. Mais nul doute qu’avec la base d’abonnés titanesque de la plateforme (près de 193 millions pour Netflix au second quart fiscal de l’année 2020), le nom « Resident Evil » est sur le point de gagner une section supplémentaire d’amateurs, tout comme le succès de la série The Witcher, aussi estampillée Netflix, a boosté les ventes des ouvrages polonais et des jeux vidéo de manière phénoménale entre Décembre et Janvier. Avec la production simultanée de Resident Evil 8 et d’un remake du très populaire Resident Evil 4, le futur est bio-organique pour l’éditeur Capcom.

Sources : The Hollywood ReporterVarietyDeadlineIMDbBox-Office MojoGamekult
Images Copyrights : Capcom

Les détails sur les tarifs de Mulan sur Disney+ (cas particulier pour la France)

Contrairement aux 29,99$ soumis aux États-Unis, les territoires où Mulan sera mis à disposition sur Disney+ seront confrontés à un tarif moyen de 26$.

MISE À JOUR : les reporters de Variety ont pu confirmer qu’en France, Mulan ne sera pas mis à disposition sur Disney+ dès le 4 Septembre, moyennant un coût premium. À la place, les abonnés français pourront visionner le film gratuitement, mais à une date ultérieure et non spécifiée pour le moment.

Au début du mois d’Août 2020, The Walt Disney Company choque le monde entier en annonçant la sortie de Mulan sur Disney+ pour un tarif premium, à compter du 4 Septembre 2020. Mulan, l’un des grands espoirs pour les salles de cinéma en détresse après une interminable traversée du désert, provoquée par le COVID-19. Mulan, censé briser la glace et faire partie de ces blockbusters censer ramener les gens en salles, aux côtés de Tenet. Mulan qui, finalement, contourne la sacro-sainte fenêtre séparant la sortie traditionnelle en salles et l’accès du produit en vidéo physique, VOD et streaming. Mais comme de nombreuses personnes de l’industrie l’ont reconnu, il n’y a pas de mode d’emploi ni de manuel à suivre pour des circonstances aussi uniques.

La disponibilité du film sur Disney+ n’est pas sans astérisques. Loin d’être une simple mise à disposition pour les abonnés comme nous avons pu le voir avec Artemis Fowl, le cas de Mulan est une expérimentation unique en son genre. « Voyons-le davantage comme un essai, et non pas comme le précurseur d’un nouveau modèle de business cinématographique« , selon les mots de Bob Chapek lui-même, PDG du groupe The Walt Disney Company lors d’une visioconférence avec les investisseurs. Aujourd’hui, nous gagnons en visibilité sur les détails de l’offre premium qu’envisage Disney, et il se trouve que les termes varient en fonction du territoire.

Tout d’abord, la mise en ligne de Mulan sur Disney+ n’écrase pas totalement l’idée d’une sortie en salles : le film sera visionnable au cinéma dans les régions où Disney+ n’est pas accessible, si tant est que les salles locales soient ouvertes et en activité. Ensuite, l’accès à Mulan se fait en payant un tarif premium, afin de pouvoir en débloquer l’accès à volonté sur Disney+. Autrement dit, les gens curieux de découvrir le film doivent non seulement concéder à un abonnement sur la plateforme de streaming (6,99$ mensuels), mais aussi accepter de payer un ticket supplémentaire (29,99$) afin d’avoir le droit de le regarder – un accès qui devient dès lors illimité, toutefois. Dernière chose, lors de l’entretien avec les investisseurs durant le 4 Août 2020, le PDG Bob Chapek précise que si le tarif premium de Mulan est fixé à 29,99$ aux États-Unis, ce chiffre est amené à varier selon les régions du monde.

Liu Yifei - Mulan (Niki Caro, 2020, Walt Disney Pictures)

Désormais, nous pouvons déterminer que le prix moyen de Mulan, hors États-Unis, avoisine les 26$. Le Royaume-Uni fait face à un tarif de 19,99£ alors que nombreux sont les anglais qui s’attendaient à la somme de 23£ après l’annonce des trente dollars américains. L’Union Européenne peut accéder à Mulan pour 21.99€, la Nouvelle-Zélande pour 39.99$NZ et l’Australie pour 34.99$AUS. En suivant les taux de conversion, cela nous ramène à une somme gravitant autour de 26$USD (United States Dollars). Il est fort probable que l’Inde bénéficie d’une tarification sensiblement revue à la baisse, les échelles de prix pour l’accès à Disney+ y étant sensiblement différentes (un abonnement annuel premium sur Disney+ Hotstar en Inde coûtant environ 20$).

Sources : VarietyDeadline
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Netflix met Roar Uthaug (Tomb Raider) à la réalisation de Troll

L’un des prochains projets cinématographiques de Netflix concerne un film de monstre norvégien, Troll, et affiche dorénavant Roar Uthaug (Tomb Raider) en tant que réalisateur.

Basé sur des légendes de Scandinavie, le projet Troll vise à ramener sur le devant de la scène une créature gigantesque qui émerge des monts de la Norvège, après un sommeil long d’un millénaire. Elle se dirige alors vers la capitale du pays, Oslo, détruisant tout sur son passage. Et comme tout film de monstres qui se respecte, il devient alors particulièrement compliqué de trouver le moyen d’arrêter l’entité.

Décrit comme un film d’action-aventure appartenant au registre du film de monstres, Troll est produit par Espen Horn et Kristian Strand Sinkerud, pour le compte du studio Motion Blur, basé à Oslo et déjà à l’oeuvre derrière le film Cadaver, disponible sur Netflix. Le futur film Troll s’impose donc comme la poursuite d’un partenariat avec le géant du streaming, lequel anticipe une sortie de Troll pour 2022 sur sa plateforme. « Nous sommes incroyablement fiers de présenter au monde un projet norvégien de cette ampleur, avec Roar Uthaug et Motion Blur. Roar est un réalisateur de talent et je suis excité à l’idée de le voir revenir à ses racines via ce film aussi fun qu’ambitieux » déclare David Kosse, vice-président de la section International Original Film chez Netflix.

Le projet Troll vient du réalisateur Roar Uthaug lui-même. De ses mots, il s’agit d’un projet qui a germé dans son esprit, il y a vingt ans de cela, et c’est pour lui un rêve de gosse qui devient réalité. Ayant commencé sa carrière de réalisateur sur plusieurs courts-métrages dès 1993, Roar Uthaug a mis en boîte son premier long-métrage, le thriller horrifique Cold Prey, en 2006. Un pas d’entrée plein de succès qui a consolidé de bons chiffres au box-office local et généré une trilogie (Cold Prey 2 en 2008 et Cold Prey III en 2010). En 2015, son film The Wave, montrant l’arrivée catastrophique d’un tsunami de 85m de haut sur une petite ville de Norvège, attire l’attention de Hollywood.

D’où sa promotion à la réalisation d’un projet particulièrement important pour Warner Bros, MGM et l’industrie en général : Tomb Raider, le reboot d’une (petite) saga adaptée d’une des licences vidéoludiques les plus connues au monde, mais aussi une nouvelle tentative d’adaptation de franchises de jeux vidéo – un domaine qui a bien rarement brillé en termes de résultats. Ce nouvel épisode, avec l’oscarisée Alicia Vikander dans le rôle-titre, a toutefois peiné au box-office, en plus de faire face à des réactions très 50/50 : 274 millions de dollars pour un budget de 94 millions. Si l’on se base sur la fameuse règle du multiplicateur x3 pour estimer la rentabilité d’un film au box-office, cela nous fait un gain négligeable au mieux, une perte de 10 millions au pire.

Sources : The Hollywood ReporterDeadlineIMDb (Roar Uthaug)Box-Office Mojo
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Pas de disque physique pour certaines éditions collector Ubisoft sur Xbox One

Assassin’s Creed Valhalla, Watch Dogs Legion mais aussi Far Cry 6 verront leurs éditions collector Xbox One « nerfées » avec une disparition du disque physique au profit d’un code de téléchargement.

La notification est suffisamment spécifique pour soulever plus d’un sourcil, surtout chez les collecteurs d’éditions spéciales et autres versions collector de leurs jeux favoris. Via une précision pour le moins succinte sur le Ubisoft Store, nous apprenons que les disques physiques de plusieurs futurs jeux Ubisoft seront remplacés par des codes de téléchargement. À ceci près que ce changement concerne les éditions collector, sur Xbox One et au niveau du territoire européen. Les éditions collector Playstation ne seront pas impactées, de même que les journalistes de Polygon ont reçu la confirmation que les clients américains recevraient bel et bien des versions physiques pour leurs éditions collector.

Ubisoft n’a pas fourni d’explications sur des changements aussi spécifiques. Mais c’est une décision qui ne sera certainement pas au goût de tous. Les clients concernés par les éditions collector sont avant tout intéressés par l’idée d’un objet matériel, source de fierté et de rareté en des temps où le digital occupe une place de plus en plus prépondérante sur le marché. Nous n’avons certainement pas entendu parler de la moindre édition collector & steelbook Blu-Ray d’un film, qui ne contiendrait rien de plus qu’un code pour télécharger un fichier vidéo 4k du produit en question.

Si le marché du PC est bien plus ouvert à l’idée du dématérialisé, le secteur des consoles reste encore un domaine où l’idée du physique est ancrée dans les mentalités. L’idée pour les clients européens affectés par la décision de Ubisoft de se voir privés d’une édition 100% physique n’est certainement pas arrangée par le prix qu’ils ont accepté de payer – 179,99€ pour Watch Dog Legion et 199,99€ pour Far Cry 6 et Assassin’s Creed Valhalla. Et pour le moment, le groupe français n’a annoncé aucune baisse de prix pour compenser les clients concernés.

Sources : Ubisoft StoreGamesIndustry.bizPolygonGamekult
Images Copyrights : Ubisoft

Summer Games Done Quick génère 2,3 millions pour Médecins Sans Frontières

L’évènement caritatif Summer Games Done Quick vient d’achever son édition 2020 avec 2,3 millions de dollars au profit de l’organisation Médecins Sans Frontières.

Games Done Quick consiste en deux évènements caritatifs organisés chaque année : l’édition Summer pour la période estivale (Août) et l’édition Awesome pour le créneau hivernal (Janvier), chacune dédiée au soutien d’une cause médicale via le rassemblement de speedrunners du monde vidéoludique. Les spectateurs du monde entier peuvent venir regarder les exploits des joueurs finissant leurs jeux de prédilection en un temps record, toute donation étant directement reversée à l’organisme bénéficiaire. Les groupes soutenus jusqu’à présent vont de Doctors Without Borders (Médecins Sans Frontières) à Prevent Cancer Foundation, en passant par Direct Relief, AbleGamers et Organization for Autism Research.

Petite particularité de cette édition 2020 de la SGDQ : elle s’est tenue entièrement en ligne, du 16 au 23 Août, sur la fameuse plateforme Twitch. Dans quelques communiqués au début de l’été, l’organisation a finalement décidé d’annuler la version physique de l’évènement afin de garantir la sécurité de tous face à l’évolution particulièrement incertaine du COVID-19. Cela fait malgré tout dix ans que Games Done Quick rassemble des dons provenant du monde entier pour les causes médicales, l’initiative remontant à 2010 et ayant à ce jour collecté plus de 27 millions de dollars à titre caritatif. Le marathon Awesome Done Quick de Janvier 2020 s’est achevé avec 3,155 millions de dollars destinés à lutter contre le cancer.

L’édition de l’été 2020, bien que particulière étant donné le contexte de pandémie, a réuni plus de 107 500 spectateurs au plus fort de sa fréquentation et a généré 2,3 millions de dollars de dons. C’est certes moins que l’été dernier, mais une somme aussi massive peut toujours être considérée comme une grande victoire pour les bonnes causes, sans oublier le fait qu’au mois d’Avril 2020, Direct Relief with its Corona Relief Done Quick a récolté 400 000 dollars pour aider à la lutte contre le COVID-19.

Pour les curieux, il est toujours possible de visionner l’évènement, session par session, sur une playlist Youtube. On y retrouve des speedruns de Demon’s Souls, ICO, Metal Gear Solid, Amnesia : The Dark Descent, The Elder Scrolls IV : Oblivion, The Talos Principle, The Last of Us et d’innombrables autres titres, tous parcourus à la vitesse de l’éclair. En ce qui concerne l’avenir de Games Done Quick, nous pouvons d’ores et déjà nous tourner vers Frame Fatales’ Fleet Fatales, un marathon 100% féminin et organisé du 15 au 21 Novembre 2020, ainsi que le prochain Awesome Games Done Quick du 3 au 10 Janvier 2021.

Sources : Games Done QuickGamesIndustry.bizGamekult
Images Copyrights : Games Done Quick

L’explosion de Black Myth : Wukong sur le net

Action-RPG aux forts accents de Souls-like, Black Myth : Wukong est développé par un studio indépendant chinois. Son premier trailer vient de sortir et gagne en visibilité pour toutes les bonnes raisons.

Les jeux vidéo chinois s’avèrent un tantinet difficiles d’accès, le marché étant essentiellement représenté par une sorte de trinité composée des États-Unis, de l’Europe et du Japon. Via une navigation depuis un territoire occidental, Steam ne fait guère de mise en avant des titres chinois. À moins que l’on ne prenne en compte des productions plus ou moins mineures, des spin-offs développés par des studios basés en Chine mais dont l’image publique est associée à des créateurs ou éditeurs occidentaux. Pourtant, il y a une portion significative, si ce n’est majoritaire, d’utilisateurs chinois sur la plateforme de Valve – un critère fondamental pour motiver le studio indépendant Game Science à se tourner vers le développement d’un titre AAA.

Si l’on reprend les rapports de l’analyste Daniel Ahmad sur Twitter, Game Science a été fondé en 2014, certains membres étant d’anciens employés du studio Quantum, propriété du géant Tencent. Aujourd’hui, Game Science possède deux pôles. La division basée à Shenzen travaille sur des jeux mobile et PC free-to-play, tandis que celle de Hangzhou est dédiée à des projets de plus grande ampleur. Black Myth : Wukong, en l’occurrence. Le fondateur Feng Ji désirait créer autre chose que du MMO free-to-play, d’où son départ de Tencent pour créer Game Science. C’est après avoir créé deux jeux pour mobiles (100 Heroes, publié par NetEase en 2015, et Art of War : Red Ties, publié par Hero Interactive en 2016-2017) que le nouveau studio s’est lancé dans l’aventure du AAA, même si l’équipe de Shenzen poursuit actuellement des projets plus modestes (dont une suite à Art of War : Red Ties).

Un trailer qui captive le monde

Dans le cas de Black Myth : Wukong, il aura suffi d’un seul trailer de gameplay pour passer du statut d’incognito à celui de nouvelle star sur la Toile. Le 20 Août 2020, Game Science décide de publier une longue vidéo pour dévoiler leur travail au monde entier. 13 minutes de gameplay particulièrement démonstratives, avec un soupçon de cinématiques et d’aperçus pour englober le tout. Inspiré par des titres tels que God of War, Monster Hunter : World ou encore Sekiro : Shadows Die Twice, le futur Black Myth : Wukong se positionne comme un nouvel action-RPG dont le combat semble orienté sur le genre populaire des Souls-like. À l’instar d’un titre antérieur (Asura) sur lequel d’anciens membres du studio ont travaillé, ce futur jeu se base sur le conte chinois extrêmement populaire La Pérégrination vers l’Ouest / Le Voyage en Occident / Le Roi-Singe (les titres varient).

Le build du jeu que l’on peut visionner dans le trailer de gameplay est basé sur deux ans de travail via l’Unreal Engine 4, créé par une équipe étant passée de 14 à 30 développeurs d’une année sur l’autre. À nouveau, selon les rapports de Daniel Ahmad, il semblerait que le studio Game Science cherche à recruter davantage de monde. Mais ce qui était censé être une vidéo publiée pour attirer davantage de savoir-faire, de nouveaux talents (et probablement de potentiels investisseurs et partenaires financiers) a fini par exploser en popularité sur le Net. En un seul jour, nous parlons de 10 millions de vues sur le site chinois Bilibili, de 2 millions de vues sur Youtube et d’un top-trending sur Weibo et Douyin, les équivalents chinois de Twitter et TikTok.

Prudence et modestie de la part du studio

À en croire les moult traductions relayées sur ResetEra (confirmées par IGN) des messages chinois postés par Feng Ji (fondateur de Game Science), le studio est surpris et heureux d’un tel accueil. À l’heure actuelle, les développeurs préfèrent repartir dans le labeur et l’anonymat, annonçant clairement qu’ils n’ont pas l’intention de laisser cette nouvelle popularité leur monter à la tête. Aussi ont-ils pris la peine de s’excuser et de demander à tout le monde d’effacer le trailer publié de leur mémoire. À leurs yeux, le travail montré est rempli de problèmes et de défauts qui ne sont pas représentatifs de leur potentiel en tant que créateurs et techniciens.

Si l’on en juge le programme initial du studio Game Science, Black Myth : Wukong est destiné à une sortie multi-plateformes : consoles, PC et services cloud. Aucune date de sortie n’est précisée, de même qu’il ne semble pas y avoir de confirmation pour une version sur les territoires occidentaux. À en juger par les réactions enthousiastes de la sphère internet, il serait toutefois étrange pour les créateurs de ne pas capitaliser sur un tel engouement. Et nul doute qu’un succès aussi massif en termes de visibilité est à même d’attirer l’attention de plusieurs éditeurs (ou constructeurs) soucieux de garnir leur catalogue de titres potentiellement prestigieux.

Sources : IGNGamekultGamesRadarEurogamerRock Paper Shotgun
Images Copyrights : Game Science

Demon’s Souls peut-être plus imminent que prévu

Le remake de Demon’s Souls sur Playstation 5 a reçu son label de restriction d’âge en Corée du Sud, le 13 Août. Un indice pour une sortie peut-être plus proche qu’on ne le pense.

Le remake de Demon’s Souls, le jeu fondateur – et pourtant méconnu – du genre aujourd’hui bien réputé des Souls-like fait partie de ces quelques titres prestigieux qui ont pu être montrés durant la conférence dédiée à la Playstation 5, en Juin 2020. Entre des projets indépendants tels que Solar Ash ou Little Devil Inside, des surprises inattendues à l’instar de Kena : Bridge of Spirits et Pragmata, ou encore des colosses AAA comme Resident Evil Village et Horizon : Forbidden West, Sony Interactive Entertainment a placé la bande-annonce de Demon’s Souls, le remake, parmi ses cartes-maîtresses. Un projet longtemps fantasmé et pressenti par sa communauté de fans avides, forgé au sein des ateliers de Bluepoint Games, déjà auteur du remake de Shadow of the Colossus. Un projet introduit par un message vidéo pour le moins facétieux de Shuhei Yoshida, président de Sony Worldwide Studios, lui qui avait considéré le Demon’s Souls de la Playstation 3 comme un jeu désastreux à l’époque.

Mais dans l’industrie vidéoludique, la diffusion d’un tout premier trailer n’implique pas vraiment une sortie des plus proches, en règle générale. En l’occurrence, pour ce reveal, il s’agit d’une « simple » reprise de la cinématique d’introduction du jeu original, avec des visuels flambants neufs – des visuels qui ne reprennent pas nécessairement à l’identique les choix artistiques du premier Demon’s Souls, au grand dam de certains. Cette vidéo de la conférence Playstation 5 n’a rien d’une vidéo de gameplay qui sous-entendrait l’existence d’une version très avancée du jeu, même si la diffusion de quelques captures d’écran officielles témoigne d’un travail en cours depuis quelques années.

Demon's Souls Remake - Bluepoint Games - Sony Worldwide Studios

Et pourtant, le compte de Gematsu fait état d’une évaluation d’âge délivrée pour le territoire sud-coréen. Si ce simple élément n’est pas suffisant en soi, il convient de noter qu’à ce jour, le seul autre jeu Playstation 5 à avoir reçu une évaluation pour le Pays du Matin Calme est Spider-Man : Miles Morales – un titre qui est confirmé pour le lancement de la console, lors des vacances de fin d’année. Dernier élément d’enquête : la liste compilée par Gematsu énumère une demi-douzaine d’exemples de jeux vidéo estampillés Sony à avoir reçu un label de restriction d’âge en Corée du Sud (Death Stranding, Ghost of Tsushima, Horizon Zero Dawn, etc). Dans tous ces cas, le verdict a été prononcé entre un à trois mois seulement avant la sortie des jeux concernés.

Comme le souligne l’équipe de Gamespot, il reste encore quelques éléments importants à dévoiler concernant la Playstation 5. Notamment son prix. Dans un entretien avec GamesIndustry.biz, Eric Lempel, le directeur du global marketing chez Sony Interactive Entertainment, a sous-entendu que si Sony avait déjà dévoilé une certaine partie de son catalogue de lancement, d’autres annonces étaient encore en réserve à l’avenir. Si le constructeur prévoit prochainement une émission pour lancer les dernières informations-clés au sujet de sa console next-gen, il n’est pas totalement impensable d’imaginer qu’il puisse accompagner l’annonce avec la confirmation-surprise de Demon’s Souls pour le lancement, ou très peu de temps après.

Sources : VGCGamespotGamesIndustry.biz
Images Copyrights : Sony Worldwide Studios