Borderlands 3 sur Steam le 13 Mars 2020

L’exclusivité temporaire accordée à l’Epic Games Store prend fin au 13 Mars 2020, six mois après son lancement initial. Profitant de la PAX East, Gearbox et 2K Games ont également dévoilé la seconde extension de Borderlands 3.

Flingues, Amour et Tentacules : Le Mariage de Wainwright & Hammerlock. Tel est le nom accordé à la deuxième extension, après la première intitulée Le Casse du Beau Jackpot de Moxxi. Un nom qui ne surprend guère les habitués de la licence Borderlands, qui ont déjà vu passer des add-ons tels que Captain Scarlett and her Pirate Booty, Claptrap Robot Revolution ou Mr Torgue’s Campaign of Carnage.

Sir Alistair Hammerlock et Wainwright Jakobs vont enfin célébrer leur union et ils espèrent que vous vous joindrez à eux pour fêter cet heureux événement sur la planète gelée de Xylourgos. Nos intrépides tourtereaux ont choisi le site le plus improbable possible. Le désert gelé de Xylourgos abrite la faune la plus redoutable et la sinistre ville du Refuge maudit, où vous allez tous vous retrouver, se situe sous la gigantesque carcasse d’un vieux Monstre.

Première chose à savoir: les versions Steam et Epic Games Store seront cross-play sur PC, les joueurs pourront partager leurs aventures ensemble grâce à une nouvelle option de matchmaking de SHiFT. Quelques semaines après la mise en ligne sur Steam, une nouvelle fonctionnalité pourrait même permettre aux différents utilisateurs de s’envoyer des armes de l’un à l’autre.

Ce deuxième add-on sera disponible le 26 Mars 2020, livré automatiquement pour les possesseurs du Season Pass. Il annonce également le retour de Gaige, un personnage additionnel de Borderlands 2, connu pour avoir Deathtrap / Piègemort en guise de compagnon à invoquer, avec super-aptitudes uniques à la clé. La fameuse Mécromancienne est attendue pour organiser le mariage de Wainwright et Hammerlock, jusqu’à ce que les festivités soient perturbées par un groupe d’occultistes vénèrant le cadavre du monstre de l’Arche.

Gearbox a également dévoilé une feuille de route pour l’avenir du troisième opus (techniquement quatrième, si on compte le Borderlands Pre-Sequel de 2014).

  • AVRIL : « Mode Carnage 2.0 » – Mise à jour de l’endgame avec de nouveaux modificateurs
  • AVRIL : « Revanche des Cartels » – Évènement saisonnier gratuit avec récompenses exclusives
  • MAI : « Élimination des Gardiens » – Défi endgame sur le combat contre les entités Éridiennes, avec de nouveaux boss ardus et des récompenses exclusives

Et dernièrement mais pas forcément des moindres pour attiser la curiosité des fans, Gearbox commence déjà à lâcher quelques menus indices sur la troisième extension narrative de Borderlands 3. Les mots-clés sont: Hors-la-loi & Dinosaures…

Hors-la-Loi et dinosaures seront au menu de la troisième extension narrative de Borderlands 3

Sources: Gearbox Software
Images Copyrights: Gearbox Software – 2k Games

Un premier trailer pour Candyman

Jordan Peele, que l’on connaît récemment pour ses talents de réalisateur sur Get Out (2017) et Us (2019) est sur le point de faire connaître son nouveau travail d’écriture avec Candyman.

Candyman est un film d’horreur produit par la MGM, distribué par Universal Pictures et centré sur l’histoire d’Anthony McCoy, un artiste obsédé par un mystérieux tueur avec un crochet à la main, surnommé le « Candyman ». Le projet est décrit comme une suite spirituelle au film de 1992, Candyman, réalisé par Bernard Rose, avec Virginia Madsen, Xander Berkeley, Tony Todd et Vanessa Williams.

Selon l’acteur principal Yahya Abdul-Mateen II, « le film reprend une légende urbaine selon laquelle si vous prononcez le nom du Candyman cinq fois face à un miroir, ce dernier apparaît dans le reflet de la glace et vous tue sur le champ« .

Dans le film, suite au massacre au sein d’un groupe de jeunes femmes ayant bravé l’interdit, Anthony McCoy se lance à la poursuite de la légende urbaine. Tout en prenant des photos du voisinage, il croise un homme lui mentionnant une vieille usine de fabrique à sucreries non loin d’ici. D’où le nom « Candyman » (candy étant traduit par « sucrerie » en anglais). Anthony McCoy devient de plus en plus obsédé par la figure du tueur et son enquête prend des tournants dramatiques…

À la mise en scène, nous retrouvons Nia DaCosta, réalisatrice du film Little Woods (2018) et de deux épisodes de la série Top Boy (2019). Jordan Peele a co-écrit le scénario avec Clive Barker and Win Rosenfeld. À la production se trouvent la MGM, Monkeypaw Productions (fondé par Jordan Peele), BRON Studios et Creative Wealth Media Finance.

Au reste du casting, nous avons Teyonah Parris (Mad Men, Empire, WandaVision), Nathan Stewart-Jarrett (Misfits, Utopia, Prey), Vanessa Williams de retour depuis le film de 1992 (Melrose Place, Soul Food, Famous in Love) et Colman Domingo (Euphoria, Fear the Walking Dead). L’acteur principal, Yahya Abdul-Mateen II, est récemment apparu dans le rôle de Black Manta (Aquaman de James Wan, 2018), mais aussi de Russel Thomas (Us de Jordan Peele, 2019) ou encore sous les traits de Cal Abar (Watchmen de Damon Lindelof, 2019).

Le film est prévu pour une sortie en salles américaines le 12 Juin 2020, et le 17 Juin dans les salles françaises.

Sources: VarietyIMDb
Images Copyrights: MGM – Monkeypaw Productions

La suite de Man of Medan prévue pour l’été 2020

The Dark Pictures Anthology confirme la sortie du deuxième chapitre de son aventure horrifique – commencée avec Man of Medan – pour cet été.

C’est à l’occasion du générique de fin de The Dark Pictures Anthology : Man of Medan, sorti le 30 Août 2019 sur PC, PS4 et Xbox One, que les joueurs les plus rapides ont pu découvrir un avant-goût du prochain épisode de la saga: Little Hope. Ce deuxième épisode comporte un nouveau casting et un changement radical de décor, troquant le bateau hanté pour « Little Hope », une petite ville envahie par la brume.

Man of Medan avait casté Arielle Palik (Julia), Chris Sandiford (Brad), Ayisha Issa (Fliss), Kareem Tristan Alleyne (Alex), Shawn Ashmore (Conrad) et Pip Torrens (The Curator). Cette fois, au niveau de ce que nous savons à l’heure actuelle, Little Hope fera appel à Will Poulter (Andrew), Ellen David (Angela/Anne), avec le retour de Pip Torrens (The Curator).

Lors d’un entretien avec Pete Samuels et James Scalpello, directeur général et responsable du marketing du studio Supermassive Games, les reporters de GameInformer avaient pu apprendre que l’objectif pour les développeurs était de réaliser deux épisodes par an. Selon les dires du directeur Pete Samuels, le workflow de l’anthologie était ancré dans un tel rythme de développement qu’à l’aube du lancement de Man of Medan, la production était déjà très avancée sur Little Hope, le troisième épisode avait quasiment fini son travail narratif (les phases de tournage avec les comédiens allaient commencer deux semaines après l’entretien de GameInformer), tandis que les étapes de conception initiale des épisodes 4 et 5 avaient déjà commencé.

Un programme déjà impressionnant en soi, mais le directeur général de Supermassive Games avait rajouté que des idées étaient d’ores et déjà mises en place pour des épisodes 6, 7 et 8. Un calendrier de 4 ans comprenant 8 jeux pourrait donc voir le jour, sous réserve de succès financier pour l’anthologie. Face à une telle avalanche d’annonces, il serait compréhensible d’appréhender un risque de redite ou de manque d’inspiration. Des craintes balayées d’un revers de la main par les têtes pensantes du studio. « C’est notre passion et nous ne seront jamais à court de modèles. Nous continuerons d’en faire jusqu’à ce que quelqu’un nous dise d’arrêter » assène Pete Samuels, visiblement confiant en l’avenir et en l’abondance de registres et d’ambiance au sein du genre horrifique.

Little Hope est prévu pour sortir durant l’été 2020, toujours sur PC, PS4 et Xbox One, dans la droite lignée de Man of Medan.

Sources: GamekultGameInformerGamespotIMDb
Images Copyrights: Supermassive Games

Le trailer de Tales from the Loop chez Amazon Prime Video

Amazon Studios vient de diffuser le premier trailer pour sa future série de huit épisodes, qui oscille entre la science-fiction et le fantastique.

C’est dans une ambiance presque onirique que se dévoilent les premières images de la série Tales from the Loop produite chez Amazon Studios et Fox21 Television Studios. Les huit épisodes de la série nous raconteront les histoires d’une ville et de ses habitants qui habitent au-dessus de la « Boucle » (loop), une machine construite dans le but d’éclaircir et d’explorer les mystères de l’univers.

La « Boucle » rend possible ce qui appartenait jadis au domaine de la science-fiction. Dans cette mystérieuse ville seront dévoilés de poignants contes humains porteurs d’expériences émotionnelles universelles, tout en repoussant les limites de la narration.

Avec la diffusion d’un trailer viennent aussi quelques travaux conceptuels de l’artiste suédois Simon Stålenhag, sur lesquels ont été basés la future série télévisée. Une série qui débutera le 3 Avril sur Amazon Prime Video dans plus de 200 pays et territoires.

Les travaux conceptuels de Tales from the Loop ont servi de base pour l'élaboration de la future série sur Amazon Prime Video

La série a été créée par Nathaniel Halpern, auteur des huit épisodes et producteur exécutif. Au casting, nous retrouvons Rebecca Hall (Vicky Cristina Barcelona, The Town, Iron Man 3), Paul Schneider (Parks and Recreation), Daniel Zolghadri (Eighth Grade), Duncan Joiner (Waco) et Jonathan Pryce (The Two Popes, Game of Thrones).

Aux côtés de Nathaniel Halpern en tant que producteur exécutif, nous trouvons Mark Romanek, Matt Reeves, Adam Kassan, Rafi Crohn, Mattias Montero, Samantha Taylor Pickett and Adam Berg.

Sources: Deadline
Images Copyrights: Amazon Studios

GOG rembourse les jeux jusqu’à 30 jours après l’achat

La plateforme de ventes gaming Good Old Games vient de mettre à jour sa politique de remboursement et promet un traitement toujours plus en faveur des joueurs. Sous réserve de bonne foi.

Possédé par l’éditeur polonais CD Projekt RED, déjà fort réputé dans le monde du jeu vidéo pour sa politique intransigeante en faveur du consommateur et du joueur, GOG.com vient de revoir quelques clauses d’une importance significative dans leur traitement des remboursements des achats.

Chez GOG, nous essayons toujours de penser aux joueurs d’abord.

Dorénavant, un joueur pourra se faire rembourser un jeu jusqu’à 30 jours après l’achat (ou la date de sortie dans le cadre d’une précommande). Ce délai à lui seul est déjà bien plus important que la concurrence. Mais surtout, sur le papier, il est précisé que ce remboursement sera accordé indépendamment du temps passé dessus. Et c’est là que l’histoire surprend son monde. À titre de comparaison, la politique de remboursement de Steam s’applique aux jeux et logiciels achetés dans les 14 jours (ou la date de sortie dans le cadre d’une précommande) et avec moins de 2 heures d’utilisation.

Si la nouvelle limite de 30 jours de GOG est déjà bien plus permissive pour tous les joueurs qui amassent les jeux sans prendre le temps de les essayer rapidement après (les soldes Steam incitent aux plus fortes compulsions), l’absence de limite quant au nombre d’heures passés sur le produit pourraient – en théorie – engendrer les pires abus de la part des joueurs les moins scrupuleux.

L’équipe de GOG (et dans une certaine mesure, l’éditeur CD Projekt RED) assure qu’une telle décision est rendue possible grâce à la bonne foi et à la confiance dont ont fait preuve jusque là les clients de la plateforme. Aussi invite-t-elle à continuer sur cette lancée et cette attitude saine et responsable.

Dans une FAQ rédigée sur un ton avenant et amical, l’équipe prévient d’avance que cette mise à jour fera l’objet d’une surveillance attentive afin de s’assurer que personne n’abuse du temps de chacun en exploitant cette politique à son avantage. Si le remboursement est plus permissif que jamais, le staff de GOG se réserve le droit de refuser une requête au cas par cas.

Ne soyez pas CE mec. Personne n’aime ce mec.

Sources: Good Old Games
Images Copyrights: Good Old Games – CD Projekt RED

Roman Polanski ne sera pas à la cérémonie des César

Le réalisateur de J’Accuse / An Officer and a Spy, actuellement en lice pour un total de 12 nominations, annonce qu’il ne sera pas présent à la 45ème édition des César.

Dans un communiqué remis à l’Agence France-Presse, Roman Polanski a confirmé son absence de la remise des prix. « Depuis plusieurs jours, on me pose cette question : viendrai-je ou ne viendrai-je pas à la cérémonie des César. La question que je pose est plutôt la suivante : comment le pourrais-je ? » assène-t-il. « Le déroulé de cette soirée, on le connaît à l’avance. Des activistes me menacent déjà d’un lynchage public. Certains annoncent des démonstrations devant la salle Pleyel. D’autres comptent en faire une tribune de combat contre une gouvernance décriée. Cela promet de ressembler davantage à un symposium qu’à une fête du cinéma censée récompenser ses plus grands talents« .

Des groupes féministes ont effectivement appelé à la manifestation durant la 45ème cérémonie des César, en vue de protester contre les 12 nominations reçues par le film. Le réalisateur franco-polonais regrette sa décision mais affirme l’avoir prise afin de protéger sa famille, sa femme et ses enfants « à qui on fait subir injures et affronts« . Roman Polanski ne voit pas l’intérêt d’affronter un public dont l’opinion à son sujet a déjà été forgée et ne bougera pas d’un iota, un « tribunal d’opinion autoproclamé prêt à fouler aux pieds les principes de l’État de droit pour que l’irrationnel triomphe à nouveau sans partage« .

Nous nous permettrons de rappeler que dans les faits avérés, l’indigné a fui les États-Unis à la veille d’être jugé coupable de viol sur mineur (13 ans) en 1978 – une accusation où il a plaidé coupable – afin de ne pas avoir à subir la sanction de la Justice, ni les répercussions légales de son acte.

Pour ne rien arranger, le réalisateur a récemment été remis sous le feu des projecteurs avec une nouvelle accusation de viol émise par Valentine Monnier en Novembre 2019, quelques jours avant la sortie de J’accuse. L’acte aurait été perpétré par Polanski dans son chalet en Suisse, en 1975. Le metteur en scène a nié l’accusation mais cette affaire, conjuguée à la reconnaissance critique sans précédent de J’Accuse, a ravivé les flammes des groupes féministes. Ils ont appelé à manifester devant la Salle Pleyel, le Vendredi à 18h, soit trois heures avant le début de la cérémonie des César. D’autres groupes ont également placardé de nombreuses affiches devant la Salle Pleyel et le siège de l’Académie des César afin de réclamer l’annulation des César et dénoncer la situation.

De son côté, le producteur du film, Alain Goldman, reste ferme sur sa prise de position où l’on ne doit pas confondre droit et morale. « Soutenir J’Accuse n’est pas soutenir le viol« .

Sources: Le Point
Images Copyrights: Wikimedia Commons (Robert Słuszniak – KRK FILM)

Plague Inc. retiré de l’Apple Store chinois

Les raisons invoquées semblent concerner la présence de « contenu illégal » au sein du jeu de stratégie en temps réel de Ndemic Creations.

Il est toujours légèrement ironique d’aborder le cas de Plague Inc. en pleine épidémie de Covid-19 à l’échelle internationale. Pour rappel, le jeu du studio britannique Ndemic Creations a été développé à destination d’iPhone/iPod Touch, Android, iPad, Xbox One, PC, PlayStation 4 et Nintendo Switch.

Vers la fin du mois de Janvier 2020, le jeu a connu un pic de « popularité » absolument record, avec une fréquentation de 8 452 utilisateurs selon les Steam Charts, ainsi que la place de 9ème meilleure vente mondiale sur la plateforme de Gabe Newell à l’occasion des soldes du Nouvel An Lunaire, sans oublier une place de leader sur les ventes des applications payantes pour smartphones en Chine, en Australie, au Canada, en France, en Allemagne, en Russie ou encore en Espagne.

Face à la particularité d’un tel contexte, le studio Ndemic Creations s’était fendu d’un communiqué à l’attention des joueurs, afin de leur rappeler que Plague Inc, en dépit de tout le sérieux apporté au jeu afin de conjuguer caractère ludique et potentiel éducatif, restait un simple jeu et que, de facto, il n’était pas raisonnablement conçu pour être une source d’informations alternative aux dossiers de l’Organisme Mondial de la Santé, par exemple.

Retour à l’ordre du jour: Plague Inc. s’est vu retiré de l’Apple Store chinois. Dans un message publié sur leur site officiel, les responsables de Ndemic Creations ont précisé que le jeu semblait présenter du « contenu illégal en Chine, selon la Cyberspace Administration du pays« . Des mots du studio, « la situation est complètement hors de contrôle » et ils ignorent comment et pourquoi une telle sanction a pu leur être assignée. Rappelons que bien qu’il s’agisse effectivement d’un jeu, Plague Inc. a été salué et reconnu à plusieurs reprises pour le traitement sérieux de son sujet par le CDC (Center for Disease Control and Prevention), le premier organisme de santé national aux États-Unis.

À l’heure actuelle, Ndemic Creations ne peut que promettre de faire de son mieux pour nouer le contact avec la Cyberspace Administration de Chine et tenter de voir avec eux ce qui a exactement posé souci, afin de pouvoir remettre le jeu à la disposition du public chinois, à terme. Hélas, de leur propre aveu, les développeurs ne forment qu’un tout petit studio britannique et les probabilités ne jouent pas en leur faveur.

Sources: Ndemic CreationsPC Gamer
Images Copyrights: Ndemic Creations

Étape 3 des « Platinum 4 » – PlatinumGames Tokyo

Le studio japonais PlatinumGames vient d’actualiser sa page « Platinum 4 » avec sa troisième annonce: PlatinumGames Tokyo est dorénavant installé dans la capitale et sera focalisé sur le domaine du live-service consoles.

Depuis le début du mois de Février 2020, PlatinumGames a débuté une campagne de teasing autour de l’initiative « Platinum 4 », une section de leur site internet consistant en quatre annonces distinctes qui seraient dévoilées chacune en leur temps. Les spéculations se faisaient nombreuses, d’autant plus que le studio ne cherchait pas à garder sous clé ses envies, ses idées ou ses projets d’avenir depuis plusieurs mois.

Longtemps associé à l’image d’un studio de faiseurs, de techniciens et de game designers sous la commande d’un éditeur (Activision avec Transformers Devastation) et parfois la direction d’un cerveau artistique (Yôko Tarô avec NieR Automata), cela fait un moment que PlatinumGames souhaite acquérir davantage d’indépendance et publier ses propres jeux. Nous en sommes dorénavant à trois annonces officialisées dans ce groupe-mystère intitulé « Platinum 4 » et chacune de ces nouvelles va dans le sens d’une émancipation progressive pour le studio d’Ôsaka.

  1. Lancement d’une campagne Kickstarter pour le remaster de The Wonderful 101, initialement publié sur Wii U en 2013, afin de le sortir sur Switch, puis – avec la bénédiction de Nintendo – sur Steam et Playstation 4, en fonction des paliers de financement successifs. Diverses améliorations sont promises vis-à-vis de la version initiale du jeu.
  2. Annonce de Project G.G. sous la supervision de Hideki Kamiya, réalisateur de Resident Evil 2 (1999), Devil May Cry (2001) et Ôkami (2006). Le jeu est annoncé comme étant intégralement développé et édité par PlatinumGames. Il s’agit du dernier jeu d’une trilogie englobant déjà Viewtiful Joe et The Wonderful 101, et le titre est prévu pour sortir sur toutes les plateformes actuelles.
  3. Ouverture de PlatinumGames à Tokyo.
  4. (À VENIR)

PlatinumGames commence à prendre son indépendance mais poursuit toujours ses commandes de studio, avec Babylon's Fall et Bayonetta 3

PlatinumGames Tokyo est dorénavant la seconde base d’opérations du studio, après l’entité originelle établie à Ôsaka. Une opération en partie rendue possible grâce aux investissements de Tencent Holdings dans le capital de PlatinumGames en Décembre 2019 – un accord stratégique qui en a inquiété plus d’un sur le Net, mais vis-à-vis duquel les têtes pensantes de PlatinumGames ont garanti que cela n’entravait en rien sa future indépendance créative.

Jusqu’à présent et de leur propre aveu, PlatinumGames a taillé sa réputation dans le registre des jeux d’action solo. La division de Tokyo est dorénavant là pour entamer un parcours dans le console live-ops, autrement dit les jeux sujets à la tendance très actuelle du live-service où les titres sont régulièrement alimentés sur la durée par des contenus & mises à jour additionnels, afin de générer un engagement (de temps de jeu) régulier et en conséquence, un investissement (financier) accru de la part des joueurs.

C’est dans cette démarche que PlatinumGames, actuellement fort d’une quinzaine de personnes à Tokyo, recrute afin de constituer une équipe spécialisée pour travailler pleinement dans le développement de titres console live-ops. Un effectif d’une centaine de personnes serait visé, afin de pouvoir assurer une mise en fonction intégrale du studio en Avril 2020.

L’indépendance toute nouvelle de PlatinumGames ne signifie pas pour autant leur affranchissement définitif vis-à-vis de leur modus operandi précédent basé sur les commandes de grands éditeurs. À ce jour, le studio est largement occupé par le développement de Babylon’s Fall sous l’édition de Square Enix et de Bayonetta 3 pour le compte de Nintendo.

Sources: PlatinumGamesGamekult
Images Copyrights: PlatinumGames

James Mangold en discussions pour réaliser Indiana Jones 5

Le réalisateur du nominé aux Oscars Ford v Ferrari / Le Mans 66 est actuellement en discussions pour prendre le rôle de réalisateur du cinquième épisode de la saga avec Harrison Ford.

Les reporters de Deadline ont appris que James Mangold était entré dans les étapes préliminaires de négociation pour le rôle de metteur en scène de « Indiana Jones 5« , à défaut d’avoir un titre officiel. Le réalisateur s’est taillé une certaine réputation dans l’industrie avec des films tels que Walk The Line (2005), 3:10 to Yuma (2007), Knight and Day / Night and Day (2010) et Logan (2017). Son dernier film, Ford v Ferrari, a d’ailleurs été nominé aux Academy Awards 2020 pour l’Oscar du Meilleur film… et a remporté les Oscars du Meilleur montage et du Meilleur mixage son.

Steven Spielberg ne sera pas derrière la caméra pour assurer la mise en scène, contrairement aux épisodes précédents. Il semblerait que ce retrait sur la saga du plus iconique des archéologues aventuriers coïncide également avec sa place cédée à Colin Trevorrow pour la franchise Jurassic Park / Jurassic World (si l’on excepte Joe Johnston pour Jurassic Park III en 2001).

À ce jour, Indiana Jones 5 est toujours programmé pour une sortie le 9 Juillet 2021. Harrison Ford rempile (une dernière fois du haut de ses 78 ans ?) pour le rôle du Professeur Jones. Jonathan Kasdan assure l’écriture du scénario, et enfin mais pas des moindres, Steven Spielberg supervise attentivement le projet depuis son poste de producteur. Si aucune date de tournage n’a été confirmée officiellement par le studio, Harrison Ford lui-même parlait d’un début de tournage entre la fin du printemps et le début de l’été.

Sources: DeadlineIMDb
Images Copyrights: WikiMedia Commons (Gage Skidmore)

Bob Iger cède le poste de PDG de The Walt Disney Company à Bob Chapek

PDG de The Walt Disney Company depuis 15 ans, Bob Iger laisse sa place à Bob Chapek, avec effet immédiat, et assurera la fonction de Directeur Exécutif à la tête du comité de direction jusqu’à la fin de son contrat, le 31 Décembre 2021.

Le nouvel homme à la tête du groupe de divertissement le plus connu du monde, Bob Chapek, travaille au sein de The Walt Disney Company depuis 1993. Au cours de cette longue période, l’homme a assuré la fonction de Directeur des Parcs, Expériences & Produits Disney à partir de 2018. Dorénavant septième PDG du groupe, il rendra compte à Bob Iger et au reste du comité de direction. Le contrat de Bob Chapek a commencé au Lundi 24 Février 2020; il prendra fin le 28 Février 2023, avec un salaire annuel de base fixé à 2,5 millions de dollars.

La carrière de Bob Iger en tant que PDG de The Walt Disney Company comporte des décisions stratégiques aussi cruciales que l’achat de Pixar en 2006 ($7,4 milliards), l’achat de Marvel Entertainment en 2009 ($4 milliards), l’achat de Lucasfilm en 2012 ($4 milliards) et finalement l’acquisition massive de plusieurs propriétés du groupe Fox de Rupert Murdoch en 2019 ($71.3 milliards) – un deal incluant le studio 20th Century Fox, Fox Searchlight, FX Networks et National Geographic. Rappelons que suite à de telles décisions, Disney Studios a réussi l’exploit de produire un total de 7 films ayant généré 1 milliard de dollars chacun au box-office mondial de 2019, avec des recettes globales culminant à 13 milliards. Un record absolu pour n’importe quel studio de cinéma,

Le changement de PDG qui intervient avant la fin du contrat de Bob Iger peut surprendre, mais ce dernier a assuré durant un appel avec les analystes de Wall Street que cette décision n’était pas motivée « par une quelconque raison spécifique, mais plus par le simple sentiment que maintenant était la période la plus propice« , sachant que son successeur avait été repéré et choisi depuis déjà un certain moment, selon l’ex-PDG.

La société est devenue plus large et plus complexe que jamais durant ces 12 derniers mois. Avec notre base d’atouts installeé et notre stratégie mise en place dans sa majorité, j’ai senti qu’il était impératif pour moi de passer autant de temps que possible sur l’aspect créatif de notre business. Parce que cela va devenir notre plus grande priorité pour l’année 2021.

Bob Iger, dorénavant Directeur Exécutif, The Walt Disney Company

Ces mots adressés à l’attention des analystes de Wall Street reflètent également l’investissement et le dévouement de Bob Iger dans l’un des projets les plus importants de la compagnie Disney: la plateforme de steaming Disney+, et dans une moindre mesure, Hulu, le catalogue de streaming ciné/télé par abonnement. Et au sujet de Hulu, Disney vient de promouvoir Kelly Campbell au poste de Présidente du service de streaming, afin de remplacer Randy Freer. Cette promotion s’accorde avec la mise en place d’un processus d’intégration de Hulu dans le package Disney+ et ESPN+, de manière à créer un ensemble plus homogène et cohérent d’un service global direct-au-consommateur.

Bob Iger a passé ces dernières années à centrer les efforts de Disney autour du service direct-au-consommateur, avec l'offre triple de Disney+, Hulu et ESPN+

Robert « Bob » Iger, ancien PDG de The Walt Disney Company

Anticipant l’avenir de la consommation vidéo sur le domaine du streaming, Bob Iger a passé ces dernières années à diriger les efforts de développement de The Walt Disney Company vers sa propre plateforme de contenu direct-au-consommateur. Que l’on parle des tarifications très aggressives, de la mise en place d’un contenu vidéo family-friendly dans la plus pure tradition Disney, ou d’une offre regroupant le vaste catalogue de Hulu & le service de streaming sportif ESPN+ & tout Disney+, toutes ces stratégies commerciales ont été développées sous la supervision de Bob Iger afin de préparer le terrain pour une compétition ouverte avec les autres acteurs majeurs du marché.

Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de Netflix, encore dominant avec ses 167 millions d’abonnés, mais aussi d’Apple TV+, d’Amazon Prime Video, de HBO Max (WarnerMedia) ou encore de Peacock (NBCUniversal). Disney+ a dépassé les 28,6 millions d’abonnés depuis son lancement le 12 Novembre 2019. Un score qui dépasse les espérances du groupe (d’où les gros hoquets de serveurs le 1er jour de mise en ligne) et qui ne fera que s’accroître dès le 24 Mars 2020, au moment où Disney+ sera accessible pour une partie de l’Europe. Le retrait précoce de Bob Iger du poste de PDG pour se focaliser sur l’aspect créatif des divisions de The Walt Disney Company en dit long sur l’importance cruciale de la guerre de services direct-au-consommateur qui se dévoile sous nos yeux, au fur et à mesure que les plateformes deviennent opérationnelles aux quatre coins de la planète.

L’ancien PDG de Disney a affirmé que l’un de ses buts prioritaires était de s’assurer que, au moment de son départ du 31 Décembre 2021, Bob Chapek soit aussi rôdé sur tous les aspects et toutes les divisions de son poste que lui-même, à ce jour. Selon ses dires, sa confiance en Bob Chapek est totale et les deux hommes ont hâte de travailler plus attentivement ensemble, durant les 22 mois où le nouveau PDG en poste devra se former aux nouvelles responsabilités qui lui incombent. Bob Chapek a d’ailleurs réitéré qu’il « embrasserait pleinement les piliers stratégiques » que Bob Iger a promu sans faillir jusque là.

Je me sens incroyablement honoré d’endosser le rôle de PDG de ce que je considère être la plus grande société du monde, et de représenter des membres et employés tous exceptionnellement talentueux.

Bob Iger a donné à Disney l’image de la compagnie de divertissement et de médias la plus admirée et emplie de succès, et j’ai eu le privilège de pouvoir y assister aux premières loges en tant que membre de son équipe de direction.

Bob (Iger), c’est pour moi une chance que de pouvoir travailler étroitement avec toi durant cette transition, durant laquelle je sais que je pourrai bénéficier de ta sagesse et de ton expertise.

Bob Chapek, nouveau PDG, The Walt Disney Company

Sources: The Hollywood ReporterThe Walt Disney Company
Images Copyrights: The Walt Disney Company – WikiMedia Commons