Alfred Molina à priori de retour en Docteur Octopus dans Spider-Man 3

Il semblerait que Alfred Molina fasse son retour en tant que Docteur Octopus dans le troisième film Spider-Man, avec Tom Holland dans le rôle-titre.

Un à un, les personnages issus des différents univers Spider-Man semblent se rassembler au fur et à mesure que les théories des fans les plus folles se concrétiser une par une. Les sources de The Hollywood Reporter indiquent que Alfred Molina serait prévu pour incarner de nouveau le scientifique & super-vilain Otto Octavius, plus connu sous le nom de Docteur Octopus, antagoniste principal dans le film Spider-Man 2 (Sam Raimi, 2004). Contactés à ce sujet, ni Marvel Studios ni Sony Pictures n’ont émis de commentaire.

Cette information fait écho à une rumeur démarrée sur le site GWW, il y a quelques semaines, le 25 Novembre 2020, selon laquelle une source interne à Disney / Marvel (l’origine exacte reste inconnue) les aurait informés de la présence d’Alfred Molina sur le tournage du troisième film Spider-Man, toujours réalisé par Jon Watts. Si l’acteur était clairement dans son rôle d’Octopus, le divulgueur ne pouvait confirmer s’il s’agissait du même Docteur Octopus que celui du film de Sam Raimi, ou s’il s’agissait d’une nouvelle itération du personnnage.

L’absence de confirmation officielle nous indique de prendre le retour d’Alfred Molina avec un grain de sel. Il s’agit toutefois d’une possibilité bien réelle dans le cadre (non confirmé) du retour de Jamie Foxx dans le rôle d’Electro, l’antagoniste principal de The Amazing Spider-Man 2 / The Amazing Spider-Man : Le destin d’un héros (Marc Webb, 2014), où le Tisseur est incarné par Andrew Garfield. Remontant à début Octobre 2020, cette information a elle aussi été mise en avant par l’équipe de The Hollywood Reporter, un rapport selon lequel Jamie Foxx en était au stade des négociations finales avec les studios concernés.

Comme avec le cas d’Electro, du rédacteur en chef J. Jonah Jameson, et plus que jamais maintenant avec Docteur Octopus, il semblerait que le troisième film Spider-Man avec Tom Holland mette les bouchées doubles sur les enjeux narratifs. Nous savons que Benedict Cumberbatch tient un rôle dans le film en tant que Doctor Strange. Vu l’intitulé du deuxième film sur le Sorcier Suprême, Doctor Strange in the Multiverse of Madness (réalisé par Sam Raimi – détail crucial), l’idée de façonner un multivers Marvel réunissant les différents films Spider-Man de Sony Pictures paraît de moins en moins improbable. Et avec le « Venom-verse » intégré au Marvel Cinematic Universe via l’apparition de Vulture (Michael Keaton) dans le trailer de Morbius (Daniel Espinosa, 2021), « sky is the limit » pour le studio.

Sources : The Hollywood ReporterGWW
Images Copyrights : Sony Pictures

Un retard pour le remake de Prince of Persia

Deux mois de délai pour le remake de Prince of Persia, initialement prévu pour Janvier 2021. Le COVID-19 est mis en cause.

Actuellement bien occupé avec la sortie récente de Immortals : Fenyx Rising, Ubisoft s’apprête toutefois à revoir son calendrier de début d’année 2021. Le remake de Prince of Persia : The Sands of Time (2003) est confirmé pour un retard d’environ deux mois. Initialement pévu pour Janvier 2021, le jeu prend finalement rendez-vous avec sa communauté pour le 18 Mars 2021 sur Playstation 4, Xbox One et PC. Il sera possible de jouer sur Playstation 5 et Xbox Series.

Dévoilé en Septembre 2020 à l’occasion de l’event Ubisoft Forward, le jeu est en construction depuis deux ans et demi, au sein des studios indiens de Ubisoft, à Pune et Mumbai. Selon les dires de Eurogamer, il s’agit d’un remake intégral avec de nouveaux modèles, une nouvelle caméra et de nouveaux contrôles. De même, le développement est effectué sur le moteur de jeu Anvil, actuellement utilisé sur la série Assassin’s Creed. De nouvelles séances de motion capture et de doublage sont mises en place, avec les acteurs originaux Yuri Lowenthal (le Prince) et Supinder Wraich (Farah) de retour dans leurs rôles. Toutefois, selon le communiqué du studio sur Twitter, un retard de sortie est mis en place, officiellement attribué aux conséquences de la pandémie sur l’industrie.

« Nous sommes excités à l’idée de remettre ce jeu entre vos mains et de raconter à nouveau l’histoire du Prince et de Farah dans une ré-imagination de la Perse du 11ème siècle. Cependant, 2020 a été une année sans équivalent. Aujourd’hui, nous voulons vous informer que nous allons prendre du temps additionnel pour travailler sur le jeu (…) Nous pensons que c’est la meilleure décision afin de s’assurer que nous vous remettrons un jeu que vous puissiez apprécier. Merci pour votre patience et votre soutien continu envers Prince of Persia. Nous espérons que vous restez en sécurité et en bonne santé durant cette période de fin d’année.« 

Il convient de préciser sur un ton anecdotique que les premières images dévoilées ont laissé place à de nombreux retours négatifs de la part de la communauté, au sujet de graphismes particulièrement datés au vu des standards actuels. Des critiques auxquelles le réalisateur du jeu a répondu qu’il s’agissait d’un choix délibéré de la part de Ubisoft, afin de distinguer ce jeu de toute autre production en termes de patte artistique.

Le remake de Prince of Persia : The Sands of Time sera disponible le 18 Mars 2021 au prix de 40€ sur Epic Games Store et Ubisoft Store (ou dans le cadre d’un abonnement UPlay+), avec le jeu original Prince of Persia (1989) en tant que bonus à débloquer. Dans la pure tradition des productions Ubisoft, du contenu additionnel sera à mis à disposition en cas de toute pré-commande.

Sources : Twitter (Prince of Persia)VGCGameSpotPC GamerEurogamer
Images Copyrights : Ubisoft

Matt Reeves et des adeptes du thriller sur un film d’époque horrifique

Matt Reeves et le producteur Steven Schneider (Paranormal Activity) font équipe pour le projet Switchboard, un film d’époque et thriller horrifique.

Ce sont plusieurs talents qui décident de rassembler leurs efforts et leur savoir-faire pour concrétiser Switchboard, un thriller horrifique situé dans les années 1940, où une jeune standardiste se retrouve en communication avec un tueur en série, qui pourrait bien avoir fait d’elle sa nouvelle proie. L’évolution de leur conversation ne va qu’accentuer sa peur pour sa sécurité et sa santé mentale.

Ce projet est un financement collaboratif entre le cinéaste, auteur et producteur Matt Reeves, le producteur Steven Schneider – très actif dans le domaine horrifique (on lui doit la série Paranormal Activity) – et le jeune réalisateur Armaan Zorace, qui vient de fonder la société de production Dark Hell pour se spécialiser dans le genre et notamment l’horreur. La rédaction du script est confiée Devon Gray, acteur ayant récemment commencé une carrière de scénariste.

Matt Reeves agit avec son partenaire de production Rafi Crohn via leur société 6th & Idaho. Margot Hand et Joshua Thurston apportent leur soutien de producteurs via la bannière Picture Films, complétés par la présence de Steven Schneider. La carrière de ce dernier relève pas moins de 46 productions telles que les sagas Paranormal Activity et Insidious, mais aussi Blair Witch (2016) et Pet Sematary / Simetierre (2019), sans oublier les récents Split (2016) et Glass (219) de M.Night Shyamalan. Enfin, le financement reçoit un dernier soutien en la personne de Armaan Zorace. Ce dernier a réalisé deux courts-métrages en 2011 (God is Dead) et 2012 (The Lucky 100 Dollar Bill) et son prochain projet, le film d’horreur Wraith, est actuellement en pré-production.

Quant au scénariste attaché, Devon Graye, il témoigne d’une longue carrière d’acteur de 54 mentions qui remontent jusqu’à 2006. On peut entre autres évoquer ses rôles dans les séries Dexter (2006-2007), Alphas (2011), American Horror Story (2012) ou The Flash (215-2018). À en juger par les données de l’Internet Movie Database, la grande majorité de ses projets reposent sur des rôles d’un ou deux épisodes, ou bien dans des projets qui n’auront pas duré. L’apparition du drame criminel I See You (Adam Randall, 2019) sous l’étiquette « Scénariste » opère un début d’évolution dans sa carrière, confirmée par la confiance que lui ont accordé plusieurs vétérans de Hollywood, y compris l’auteur & réalisateur de la Planète des Singes et du prochain The Batman.

Sources : The Hollywood ReporterIMDb (Steven Schneider)
Images Copyrights : Gage Skidmore (Matt Reeves)

le jeu d’horreur Detention fait ses débuts sur Netflix

Le jeu d’horreur du studio taïwanais Red Candle Games, Detention, fait un retour indirect via la case série sur Netflix. Les deux premiers épisodes sont disponibles.

Detention est un jeu d’horreur développé et édité par un studio de petite taille à Taïwan, Red Candle Games (une douzaine de personnes, à en croire une interview avec Eurogamer en 2019). Publié en Janvier 2017, ce titre est aussi leur première production, qui peut être décrite comme un point & click en 2D. L’histoire de Detention se déroule durant les années 1960 à Taïwan, durant la loi martiale. Deux étudiants du lycée de Greenwood, situé au coeur d’une région montagneuse, se retrouvent piégés dans leur établissement, étrangement métamorphosé et hanté par des créatures hostiles. Basé sur le principe du side scrolling / déroulement horizontal en 2D, Detention repose sur l’exploration et la résolution d’énigmes, dans un jeu qui mélange les références culturelles taïwanaises, la mythologie chinoise, ainsi que le bouddhisme et le taoïsme.

Aujourd’hui, les spectateurs peuvent découvrir une adaptation du jeu sur Netflix. Au moment d’écrire ces lignes, les deux premiers épisodes sont en ligne. Selon le synopsis, « une élève tourmentée découvre des secrets inquiétants dans son lycée reculé alors que trahisons et phénomènes surnaturels bouleversent sa vie« .

Ce projet est une collaboration entre Netflix et le Service de Télévision Publique indépendant de Taïwan. La série n’est pas une adaptation directe du jeu mais se situe plusieurs décennies après. Les évènements du jeu de Red Candle Games sont toutefois présents dans la série en tant que matériau de flashback. Enfin, il est intéressant de noter qu’à l’inverse de nombreuses productions du géant du streaming, la série Detention est diffusée épisode par épisode, afin de coïncider avec leur diffusion taïwanaise. Un choix qui pourrait éventuellement permettre au projet d’avoir une durée de vie plus longue au niveau du bouche-à-oreille.

Les deux créations du studio, Detention et Devotion, ont par ailleurs eu le privilège d’être admises au sein des archives de la librairie Harvard-Yenching au début de l’année 2020, ce lieu étant réputé pour être la plus vaste librairie américaine traitant de l’Asie Orientale (1,3 million d’ouvrages préservés). La diffusion d’une série adaptée de leur premier jeu pourrait constituer une étape supplémentaire vers la reconstitution pour Red Candle Games.

En effet, le studio s’est retrouvé empêtré dans un scandale qui leur a coûté très cher en Février 2019, lorsqu’une insulte au président chinois Xi Jinping a été laissée par mégarde à l’intérieur de Devotion, leur seconde production. Review bombing des joueurs, sanctions du gouvernement chinois envers l’un des éditeurs, retrait du Steam Store sur recommandation de Valve, les conséquences se sont faites ressentir. Si nous n’avons pas encore espoir de voir Devotion revenir sur les serveurs Steam, les développeurs de Red Candle Games souhaitent aller de l’avant, maintiennent le cap et espèrent pouvoir communiquer bientôr sur leur prochain et troisième jeu.

Sources : PC GamerEurogamerGamekultNetflixSteam (Detention)Twitter (Red Candle Games)
Images Copyrights : Netflix

Oscar Isaac pour l’adaptation de Metal Gear Solid

Oscar Isaac semble confirmé dans le rôle de Solid Snake, personnage principal de la licence vidéoludique Metal Gear Solid, vieille de 33 ans et signée Hideo Kojima.

Les sources de la presse hollywoodienne se rejoignent. Oscar Isaac s’apprête à ajouter un autre élément de la pop culture à son CV d’acteur, après avoir incarné le premier mutant En Sabah Nur dans X-Men : Apocalypse (Bryan Singer, 2016), le pilote d’élite de la Résistance Poe Dameron dans les épisodes VII, VIII et IX de Star Wars, et bientôt le Duc Leto Atreides dans l’épopée de science-fiction Dune (Denis Villeneuve, 2021), avant d’incarner le justicier Marc Spector dans la série Moon Knight (showrunner : Jeremy Slater, réalisateur : Mohamed Diab) de Marvel Studios. D’ici quelques années, les spectateurs pourront découvrir Oscar Isaac sous les traits de Solid Snake, le personnage principal d’une des franchises les plus saluées du monde du jeu vidéo, Metal Gear Solid, débutée il y a 33 ans par son tout aussi réputé créateur, Hideo Kojima.

La franchise Metal Gear est un récit d’espionnage et de contre-terrorisme notoire pour sa complexité, tout en jouissant d’une mise en scène particulièrement cinématographique. Le principe du jeu pourrait être grossièrement résumé comme étant des missions d’infiltration à dessein anti-terroriste que seuls des agents d’élite sont en mesure de réussir. Et bien que la saga comporte de nombreux protagonistes & antagonistes avec d’innombrables rebondissements dignes d’un feuilleton télévisé, Solid Snake en reste le personnage principal le plus emblématique.

Metal Gear Solid V - Solid Snake - The Phantom Pain
Solid Snake (Metal Gear Solid V : The Phantom Pain)

D’après les informations connues de la presse, cette adaptation a Jordan Vogt-Roberts comme réalisateur. Le scénario a été rédigé par Derek Connolly et la production est assurée par Sony Pictures, sous la responsabilité de Avi Arad et Peter Kang. Sur une note anecdotique, l’obtention du rôle principal ne tombe pas nécessairement du ciel pour Oscar Isaac. Dans un entretien avec IGN en Mars 2019, l’acteur avait proclamé sans détour que Solid Snake serait son premier choix s’il pouvait incarner un personnage vidéoludique. Des propos auxquels le réalisateur Jordan Vogt-Roberts sur Twitter avait astucieusement répondu « La balle est dans le camp d’Oscar« .

Jordan Vogt-Roberts a une filmographie qui débute entre 2007 et 2010 avec un documentaire, des séries télévisées et des courts-métrages. Les années suivantes le mettent à la barre de plusieurs productions sur le petit écran, qu’il s’agisse de Single Dads (2009-2011), de Funny or Die Presents (2011), de Mash Up (2012) ou plus récemment You’re the Worst (2014-2019), toutes ces séries étant des comédies. Son plus gros projet reste néanmoins Kong : Skull Island (2017) avec Tom Hiddleston, Samuel L. Jackson et Brie Larson dans les rôles principaux. Il est intéressant de noter que sa relation avec le medium vidéoludique ne commence pas via la future adaptation de Metal Gear Solid, mais via la réalisation en 2017 d’un trailer pour le jeu de tir & science-fiction Destiny 2, licence-phare du studio Bungie depuis 2014.

De son côté, Derek Connolly est scénariste depuis 2005 et s’avère en connexion étroite avec la pop culture. Ainsi, sa carrière liste des titres tels que Jurassic World (Colin Trevorrow, 2015), Kong : Skull Island (Jordan Vogt-Roberts, 2017), Jurassic World : Fallen Kingdom (Juan Antonio Bayona, 2018), Pokemon : Detective Pikachu (Rob Letterman, 2019), Star Wars : Rise of Skywalker / Star Wars : L’ascension de Skywalker (J.J. Abrams, 2019) et le prochain Jurassic World : Dominion (Colin Trevorrow, 2022). À noter toutefois que son travail sur toutes ces productions varie en terme d’implication et peut concerner l’écriture de l’histoire générale ou la rédaction plus spécifique du scénario.

Sources : The Hollywood ReporterVarietyDeadlineIGN – IMDb
Images Copyrights : Gage Skidmore (Oscar Isaac) – Konami (Metal Gear Solid V : The Phantom Pain)

Casey Hudson et Mark Darrah quittent BioWare

Les deux vétérans de BioWare annoncent simultanément leur départ après 20 ans de carrière au sein du studio. C’est le second départ de Casey Hudson après son retour en 2017.

La trajectoire de BioWare s’engage plus que jamais dans l’incertitude la plus totale pour les joueurs consternés qui ont suivi les productions du studio durant des décennies, depuis ses coups d’éclat d’antan via Baldur’s Gate (1999), Neverwinter Nights (2002) et Star Wars : Knights of the Old Republic (2003) jusqu’à son âge d’or avec Mass Effect (2007) et Dragon Age : Origins (2009). Aujourd’hui, il n’est guère subjectif de souligner que l’aura du studio a perdu de sa splendeur d’autrefois. Entre la sortie de Mass Effect : Andromeda (2017), criblé de soucis techniques devenus la risée d’Internet, et la sortie de Anthem (2019), fortement critiqué par son absence de durée de vie et rapidement abandonné par ses joueurs, BioWare peine à regagner la moindre bonne volonté du côté de sa communauté. Surtout que les productions antérieures du studio n’ont pas joui d’un certain plébiscite non plus auprès du public.

Dans deux messages publiés le même jour sur le blog officiel de BioWare, le directeur général Casey Hudson et le producteur exécutif Mark Darrah annoncent leur départ. Évoquant une année passablement compliquée qui aura tout remis en question pour d’innombrables personnes, les deux hommes se remémorent leurs années passées au sein des locaux à créer du jeu vidéo reconnu de tous. Pour l’occasion, ils n’omettent pas d’évoquer leurs collègues avec louanges, ancienne comme nouvelle génération, et d’affirmer leur confiance et leur foi envers le futur de BioWare. Casey Hudson émet le souhait de revenir à des créations plus personnelles, « quelque chose de différent« , selon ses mots. Le sentiment d’excitation et d’incertitude partagées est d’ailleurs ressenti chez lui comme chez Mark Darrah.

Dragon Age 4 - Concept Art
Dragon Age 4 – Concept Art

La simultanéité des départs interpelle non seulement les joueurs mais aussi d’anciens cadres du studio tels que le directeur créatif Mike Laidlaw et le scénariste David Gaider, dont les réactions sur Twitter se résument littéralement à « Holy shit » et « Sweet mother of Zeus« . Aucune traduction n’est requise. Pour un brin de contextualisation, ce n’est pas le premier départ de Casey Hudson. Après avoir quitté le navire en Août 2014, l’homme était revenu à la barre en Juillet 2017 afin d’aider le studio en pleine tourmente à sortir la tête de l’eau, notamment au sujet de Anthem dont le développement était en plein chaos. Trois ans après et toujours sans mise à jour concrète pour une renaissance 2.0 de Anthem promise par le studio, Casey Hudson refait ses valises. Quant à Mark Darrah, il était l’un des derniers piliers créatifs sur le développement du quatrième opus de la franchise Dragon Age, après les départs de Mike Laidlaw et David Gaider. Maintenant qu’il n’est plus là, peu de vétérans restent au sein des locaux, si ce n’est peut-être le directeur créatif Matthew Goldman qui travaille sur la saga depuis ses débuts.

Dans un communiqué sur le blog de BioWare, la directrice en chef des studios Electronic Arts, Laura Miele, remercie Casey Hudson et Mark Darrah pour leurs longues années de travail. Mais elle se dit aussi confiante pour l’avenir. Samantha Ryan prend la relève pour la supervision du studio, forte de son background de directrice chez Warner Bros Games. Christian Dailey, originaire de Blizzard avant son arrivée chez BioWare, assume la fonction de Mark Darrah en tant que producteur exécutif du prochain Dragon Age. Et quant au poste précédemment tenu par Casey Hudson, c’est à Gary McKay, directeur des opérations de développement, que revient la charge de General Manager de BioWare par intérim. À ce sujet, Laura Miele confirme dans son message que des recherches sont d’ores et déjà en cours pour désigner un nouveau responsable.

Sources : VGCGamekultBioWare Blog
Images Copyrights : BioWare – Electronic Arts

Le créateur de Silent Hill, Forbidden Siren et Gravity rush fonde Bokeh Game Studio

Keiichiro Toyama, réalisateur sur Silent Hill, Forbidden Siren et Gravity Rush, quitte Japan Studio et fonde Bokeh Game Studio, rejoint par des collaborateurs de longue date.

Une nouvelle structure de développement a pris forme. Le game director Keiichiro Toyama a quitté Japan Studio le 13 Août 2020. Ce dernier, basé à Tokyo, est l’un des organes de production vidéoludique de SIE (Sony Interactive Entertainment) Worldwide Studios. Suite à son départ après de longues années de service, Keiichiro Toyama a fondé Bokeh Game Studio en tant qu’entité indépendante. Ses travaux chez Sony Interactive Entertainment regroupent le premier jeu Silent Hill, la saga Siren / Forbidden Siren, ainsi que la licence Gravity Rush, née sur Playstation Vita en 2012 avant de rejoindre la Playstation 4 dès 2016.

Junya Okura - Keiichiro Toyama - Kazunobu Sato - Bokeh Game Studio
De gauche à droite : Junya Okura (CTO) – Keiichiro Toyama (CEO) – Kazunobu Sato (COO)

Keiichiro Toyama est suivi dans cette nouvelle aventure par Junya Okura, lead game designer sur les sagas Siren / Forbidden Siren et Gravity Rush. Il est également rejoint par Kazunobu Sato, lead character designer puis game system director sur Siren / Forbidden Siren, ainsi que lead game designer sur le jeu d’action-plateforme Puppeteer (2013). Le réalisateur a d’ores et déjà confirmé que d’autres anciens collaborateurs prévoyaient de rejoindre Bokeh, mais ses deux partenaires occupent avec lui les postes-clés de la nouvelle hiérarchie. Keiichiro Toyama est bien entendu CEO / PDG (chief executive officer), Junya Okura est quant à lui désigné CTO (chief technology officer) et enfin, Kazunobu Sato est nommé COO (chief operating officer).

Bokeh Game Studio se décrit officiellement comme une entité de création de software pour consoles et PC. Dans un entretien avec Famitsu, Keiichiro Toyama confirme que leur première production est déjà en cours de façonnement. C’est un jeu d’action-aventure original, visant une sortie multi-plateformes. En termes d’ampleur, il est dit que nous pouvons nous attendre à quelque chose de similaire aux anciennes créations du game director. Les estimations concernant la phase de développement placent le projet entre deux à trois ans de travail.

Interrogé sur les licences sur lesquelles il a pu travailler, Keiichiro Toyama s’est dit ouvert à toute éventualité si les intérêts de Sony Interactive Entertainment et Bokeh Game Studio venaient à trouver des intérêts communs. Bien que les propriétés intellectuelles restent entre les mains du constructeur et éditeur japonais, le réalisateur entend bien garder une bonne relation avec son ancien employé.

Après mûre réflexion, rien n’a changé en moi depuis le premier jour, où j’ai fait mon entrée dans cette industrie. Premièrement, je souhaite que les joueurs puissent apprécier des jeux construits sur des idées originales, et deuxièmement, je veux pouvoir prendre du plaisir à créer ces jeux – c’est tout ce dont il a toujours été question pour moi. Fort heureusement, mon équipe et moi-même avons eu l’opportunité de développer et sortir de nombreux jeux. Cela dit, l’industrie vidéoludique a rapidement évolué et reste en cours de changement aussi drastique que perpétuel. Jour après jour, le fait d’évoluer durant cette ère, j’ai senti le besoin de procéder à un changement radical pour satisfaire mes propres objectifs. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de devenir indépendant.

Heureusement, j’ai la chance d’avoir une équipe de collègues qui partagent mes ambitions. C’est ce qui m’a permis de démarrer un nouveau chapitre avec un nouveau studio de jeu vidéo, où nous pourrons développer nos propres idées. Nous sommes d’ores et déjà au travail sur notre premier projet, bien que nous ayons évidemment besoin d’un certain temps de développement avant sa sortie. Nous espérons que vous pourrez patienter et guetter nos prochaines annonces.

Keiichiro Toyama, CEO, Bokeh Game Studio

Sur une observation finale, il convient de remarquer que cette annonce intervient dans le cadre de nombreuses suspicions de journalistes et analystes selon lesquelles Sony Interactive Entertainment se détournerait progressivement de son territoire natal pour favoriser le secteur des États-Unis. Les rapports combinés de VGC et Bloomberg évoquent pêle-mêle des ventes décevantes de la Playstation 4 au Japon, le déplacement du QG du groupe en Californie, l’influence croissante de la division américaine de Sony Interactive Entertainment au cours de ces dernières années, la décision brutale de muter la configuration japonaise de la manette Playstation « valider (O) / annuler (X) » vers le modèle occidental qui fait exactement l’inverse, sans oublier les contrats de beaucoup de créateurs à Japan Studio (ayant travaillé sur Bloodborne, Astro’s Playroom ou The Last Guardian) qui n’ont pas été renouvelés.

Plusieurs sources en provenance de l’équipe japonaise Playstation ont confié aux reporters de Bloomberg s’être sentis mis à l’écart, notamment durant la phase promotionnelle de la Playstation 5 où les employés tokyoïtes devaient attendre constamment les instructions en provenance du siège en Californie. Des bruits de couloir démentis par une porte-parole de Sony Interactive Entertainment, Natsumi Atarashi, selon qui « le territoire natal reste de la plus haute importance » et que toute suggestion selon laquelle Sony détournerait son attention du Japon s’avère incorrecte et « ne reflète pas la stratégie du groupe« .

Sources : GematsuVGC
Images Copyrights : Bokeh Game Studio

Gal Gadot sur le film d’espionnage Heart of Stone

Gal Gadot rejoint le projet Heart of Stone de Skydance Media, un film d’espionnage avec Tom Harper attaché à la réalisation.

Au sein de Skydance Media se prépare un film d’espionnage qui pourrait devenir le chapitre inaugural d’une nouvelle franchise, si les chiffres du box-office se montrent favorables. Les sources de The Hollywood Reporter indiquent que le projet intitulé Heart of Stone a trouvé son actrice principale en la personne de Gal Gadot, qui jouit d’une reconnaissance et d’une visibilité sans précédent depuis le succès critique et populaire de Wonder Woman (Patty Jenkins, 2017).

Avec l’actrice s’ajoute également le metteur en scène, Tom Harper, à qui l’on peut attribuer la comédie Wild Rose (2018) et le film d’aventure The Aeronauts / Les Aéronautes (2019) avec Felicity Jones et Eddie Redmayne. L’homme est également crédité à la réalisation de quelques épisodes des séries Misfits (2009-2010), Peaky Blinders (2013) et War & Peace / Guerre et Paix (2016). Enfin, le scénario est signé de Greg Rucka, qui a travaillé sur le film d’action Netflix The Old Guard (Gina Prince-Bythewood, 2020) et Allison Schroeder, dont la plume se retrouve dans le documentaire Hidden Pictures (Delaney Ruston, 2013).

La production du film est assurée d’un côté par Skydance Media avec David Ellison, Dana Goldberg et Don Granger, et de l’autre par Pilot Wave, la société de production de Gal Gadot et Jaron Varsano. Les deux fondateurs travailleront pour l’occasion avec Bonnie Curtis and Julie Lynn sur Heart of Stone.

Comme avec tous ses confrères et consœurs de l’industrie, le flux de la filmographie de Gal Gadot est perturbé par la pandémie actuelle. Wonder Woman 1984 (Patty Jenkins) et le film criminel Death on the Nile / Mort sur le Nil (Kenneth Branagh) sont tous deux complétés et en attente de sortie cinématographique. Le premier est prévu sur HBO Max le 25 Décembre, et à des dates avoisinantes sur les territoires n’ayant pas accès à la plateforme de streaming de WarnerMedia (Mercredi 16 Décembre pour les salles françaises autorisées à réouvrir). Quant au film de Kenneth Branagh, il s’est vu retiré du calendrier par Walt Disney Studios et reste en attente d’une nouvelle date de sortie.

Sources : The Hollywood ReporterIMDb (Tom Harper)Variety
Images Copyrights : Gage Skidmore (Gal Gadot)

La société de Charlize Theron signe un contrat avec HBO et HBO Max

Denver & Delilah Productions, la société de Charlize Theron, vient de signer un contrat avec HBO et HBO Max pour une durée de deux ans.

The Hollywood Reporter est en mesure de nous informer que HBO et HBO Max viennent de recruter les talents de Denver & Delilah, la société de production de Charlize Theron, afin de développer des projets télévisés pour les deux sphères clientes, le service de câble premium et le service de streaming. Denver & Delilah Productions est gérée par l’actrice Charlize Theron, en partenariat avec Beth Kono et A.J. Dix. Le contrat qui a été négocié avec HBO et HBO Max est décrit comme un « first look TV deal » ce qui peut être traduit par un contrat d’exclusivité avec droit de premier regard, et qui s’étend sur une durée de deux ans.

Anciennement basée chez Universal Content Productions, la société Denver & Delilah a participé à la production de plusieurs projets télévisés et cinématographiques. Les mentions du petit écran incluent notamment Mind Hunter (2017-219) et Hyperdrive (2019-) tandis que les travaux pour le grand écran impliquent majoritairement des projets avec Charlize Theron au casting. Entre autres pouvons-nous mentionner Monster (Patty Jenkins, 2003), Dark Places (Gilles Paquet-Brenner, 2015), Atomic Blonde (David Leitch, 2017), Bombshell (Jay Roach, 2019) ou encore le récent The Old Guard (Gina Prince-Bythewood, 2020).

Sources : The Hollywood ReporterIMDb (Denver & Delilah Productions)
Images Copyrights : Denver & Delilah Productions

L’univers Van Helsing de retour avec James Wan et Julius Avery

Universal Pictures relance un projet dans l’univers de Van Helsing, avec l’aide du producteur James Wan, du réalisateur Julius Avery et du scénariste Eric Pearson.

Encore impressionné par le box-office de The Invisible Man (Leigh Whannell, 2019), Universal Pictures poursuit son élan sur la renaissance de son Monsters Universe. Une collection qui inclut entre autres Dracula, le monstre de Frankenstein, la momie ou l’homme invisible, et qui doit sa notoriété à l’assemblée de productions Universal (1920-1950) qui ont mis en avant toutes ces créatures du fantastique et de l’imaginaire, avec des acteurs tels que Boris Karloff et Bela Lugosi en tête d’affiche. Lorsqu’en 2017, le studio tente de remettre au goût du jour ce qu’il intitule son « Dark Universe », avec une interconnexion façon Marvel Cinematic Universe, il annonce les gros budgets et les grands noms de l’industrie. Cependant, le film inaugural avec Tom Cruise, The Mummy (Alex Kurtzman, 2017) résonne comme une déception aux yeux de Universal : environ 409 millions de dollars dans le monde, ce qui génère « seulement » une quarantaine de millions de bénéfices au vu d’un budget de production avoisinant les 125 millions.

Le modus operandi de Blumhouse Productions, avec qui la Universal a produit le récent The Invisible Man, se révèle être l’ingrédient miracle. Réduire les budgets au strict minimum, afin de minimiser les pertes en cas d’échec et de maximiser les profits en cas de succès. L’idée paraît basique au possible mais elle s’avère d’une efficacité incontestable. En prenant l’exemple d’un « échec » pour Blumhouse, The Grudge (Nicolas Pesce, 2020) a écopé d’un ratio de satisfaction de 20-23% entre critiques et public selon les avis vérifiés de Rotten Tomatoes, mais un budget de 10 millions (dans le haut du panier pour une production Blumhouse) a été contrebalancé par près de 50 millions de dollars au box-office mondial, ce qui revient à une vingtaine de millions en bénéfices pour le studio.

Van Helsing (Stephen Sommers, 2004)
Van Helsing (Stephen Sommers, 2004) avec Hugh Jackman et Kate Beckinsale

Aujourd’hui, les sources de Deadline et The Hollywood Reporter sont en mesure de leur confirmer que Universal Pictures poursuit sur sa lancée, mais du côté de Van Helsing. Le chasseur de monstres est apparu pour la première fois dans le roman Dracula (Bram Stoker, 1897) et le studio a ensuite tenté de lui apporter sa propre franchise avec Hugh Jackman dans le rôle-titre en 2004. Le film de Stephen Sommers, à qui l’on doit le populaire film de monstres & d’aventures The Mummy / La Momie (1999), n’a pas trouvé écho au sein des spectateurs. Selon les multiples sources, Universal Pictures reste toutefois ferme sur le potentiel de son catalogue de monstres et le récent succès de The Invisible Man ne peut que leur donner raison.

Peu de détails ont filtré concernant ce nouveau film. S’il se déroule dans l’univers de Van Helsing, l’usage du personnage reste une composante encore indéterminée. Nous apprenons toutefois que le cinéaste James Wan, expert en cinéma d’horreur, est attaché au projet en tant que producteur avec sa société Atomic Monster, et que le scénario actuel a été rédigé par Eric Pearson, à qui l’on doit Black Widow (Cate Shortland, 2021) et Thor : Ragnarok (Taika Waititi, 2017). À la réalisation se trouve Julius Avery, qui devrait également procéder à une réécriture du scénario. Le cinéaste a commencé sa carrière en 2002 avec une série de courts-métrages qu’il a écrits et réalisés jusqu’en 2008, avant de se mettre au long-métrage avec Son of a Gun (2014) et Overlord (2018).

Il est intéressant de noter que selon les renseignements de la presse hollywoodienne, Universal Studios se dit prêt à écouter toute proposition concernant leur relance du catalogue de monstres, y compris à une classification R (l’équivalent du -16 en France). Un choix que le studio avait tenté d’éviter pendant de nombreuses années, avant de se laisser surprendre par The Invisible Man de Leigh Whannell. En l’occurrence, le dernier film de Julius Avery, Overlord, n’est autre qu’une production estampillée R. L’un ne garantit pas l’autre, mais plus que jamais pour Universal Pictures vis-à-vis de son univers de monstres, une telle classification est de l’ordre de l’envisageable.

Sources : DeadlineThe Hollywood ReporterIMDb (Julius Avery)Box-Office Mojo (The Grudge)
Images Copyrights : Gage Skidmore (James Wan) – Universal Pictures (Van Helsing)